mercredi 25 janvier 2012

De la vie de tous les jours et des mystères infinis qu'elle nous permet de côtoyer

Le gorille, perplexe, tentait de résoudre une équation fort épineuse et j'ai failli m'en retourner retrouver mes peinardes pénates.

Oui, je l'avoue, j'ai parfois un petit côté pantouflard et mon ascendant lémurien aimerait à s'exprimer plus souvent.

Mais laissons ces considérations sur ma petite personne, je sais que vous grillez littéralement d'envie de savoir ce qui turlupinait ainsi mon quadrumanami. 

Lequel, les lunette juchées sur son nez, l'air un peu hagard, je me dois à la vérité de le rapporter, s'abîmait dans des abysses de perplexité.

Pour finir, il se redressa, la tête penchée sur l'épaule, quêtant à la ronde et aux cieux une réponse, une inspiration, que sais-je ? Mais, me direz-vous, kèskiluipranhobestiô ? Je lui laisse la parole :

 - Soit deux chaussettes plongées ensemble et simultanément dans un milieu aquatique et tournoyant, auxquelles on ajoute, pour faire bonne mesure, un chouïa de lessive et un tantisoit d'adoucisssant. Maintenez une température de disons 40° pendant un temps de disons 40 minutes. Quoi, pourquoi 40 ? Écoutez, cher ami, par moments, vous posez des questions, mais des questions ! C'est comme ça, je ne sais pas, moi... De toutes façons, vous le savez comme moi, ces données chiffrées n'ont que peu d'incidence sur la teneur de l'équation. La question est surtout de savoir pourquoi, nom de Dieu de nom d'une pipe de mille milliards de fucking Hell de chiotte de sa mère la pute, il manque toujours une chaussette à la fin de la lessive !!!

dimanche 22 janvier 2012

Gorille nietzschéen

Lorsque je suis arrivé chez lui, le gorille était hilare. 
Tout autour de lui, des piles de bouquins. Il m'a souri, m'a indiqué qu'il faisait du ménage et du rangement et qu'au hasard de ses manipulations livresques, il était tombé sur Le gai savoir, de Friedrich Nietzsche.

Ce qui le faisait rire, cet animal ? Ceci, pioché page 201 du bouquin, dans la collection folio

214  
La Foi qui sauve. - La vertu ne procure le bonheur et une sorte de béatitude qu'à ceux qui ont foi en la vertu ; ... et non à ces âmes plus subtiles dont la vertu consiste en une profonde méfiance à l'égard de soi-même et de toute vertu. Au bout du compte, là aussi, c'est encore « la foi qui sauve ! » et non, notons bien, la vertu.


Son sourire s'est encore élargi et il m'a proposé de prendre l'apéro avec lui.


jeudi 19 janvier 2012

Un recueil de nouvelles

Recueil de nouvelles recherche éditeur. 
Titre : Vieux mégots
Comporte 10 nouvelles dont voici les titres :
  • Stop
  • Accession à la propriété
  • Mécanique orange
  • Pauvres cons !
  • Gontran Bonheur
  • Marie-Louise
  • Fourmis et oiseaux
  • En cas de besoin, utilisez le petit marteau pour briser la glace
  • Les joyeux bouchers et le cinématographe
  • Je suis une midinette
Pousse-mégots, s'abstenir, merci !

SOPA attaque Internet

mercredi 18 janvier 2012

Le cave se rebiffe

Un bon vieux classique avec des affreux qui font rire, ça change. On l'a vu cent mille fois, mais on rigole toujours autant. On s'est bien détendu les glandes, tranquilles, peinards, on a pris des notes, on sait jamais.

dimanche 15 janvier 2012

Ah merde !

J'ai fait un peu de ménage sur le blog et j'ai malencontreusement supprimé les commentaires...

'scusez-moi...

samedi 14 janvier 2012

La caméra invisible dans la bibliothèque

On s'était dit, tiens, c'est sympa, une expo de BD, on va aller faire un tour.

Quand on est arrivés, après avoir traversé tout de même la moitié de la ville, ils étaient tous assis en rond et parlaient entre eux, on aurait dit la réunion d'une secte ou un truc du genre.

Comme c'était dans une bibliothèque, on s'est dit on va quand même essayer de s'approcher, c'est un endroit public destiné au public, on sait jamais.

On n'a pas pu approcher : une bibliothécaire-cerbère-gardienne de la parole sacrée s'est jetée sur nous et nous a dit à voix basse (pour respecter l'ambiance ambiante) qu'on était en retard (ah merde !, fallait être pile à l'heure, c'était pas marqué sur la convocation), qu'on avait tout de même le droit de faire le tour de l'expo.

On a maté un peu les trucs, bouquiné deux trois revues, on a halluciné en loucedé, en se disant le mec de la caméra invisible va sortir de derrière une étagère, c'est sûr. Comme il refusait de se montrer, on a respecté sa pudeur et on s'est cassés en remerciant tous ces braves gens de leur accueil. 

On s'est pas trop demandé pourquoi il n'y avait pas grand-monde.


Ils ont dû se faire des frissons quand ils sont ressortis à la nuit, au milieu des HLM. Ça leur fera des souvenirs d'avoir apporté la bonne parole aux pauvres.

Il paraît qu'il y avait des chips.


Je suis une midinette

Want a piece of cake ?
Le crobard
du jour









 




Have
a nice day !

vendredi 13 janvier 2012

En chaussettes sous la couette


Le plaisir de voir Jeanne Moreau se prendre deux belles torgnoles (oui, je sais, c'est mal !) et du causir français de Monsieur Simonin.

Plus Lino Ventura fort beau et fort jeune.
Plus les yeux d'acier de Jean Gabin.

Et aussi, des nichons normaux dans un numéro de danse..., ça fait plaisir à l’œil...

Et si vous avez le temps, jetez un œil sur un bouquin vraiment bien : Confessions d'un enfant de la Chapelle, d'Albert Simonin, c'est en poche.

C'est tout, vous pouvez fumer !

mercredi 11 janvier 2012

Bruce Dickinson ( Iron Maiden ) + Ian Anderson ( Jethro Tull ) - Canterb...

dans les cathédrales maintenant...

Mais jusqu'où iront-ils ?

Une soirée télé en chaussettes sous le plaid, rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr....

Ce soir, le gorille a fait papattes en rond sur le canapé, en bonne compagnie.

J'vous ai pas dit ? 

Le gorille partage la vie d'une licorne, ouais, je sais, c'est space..., je vous dis pas la tronche des mômes, on discutera de ça un autre jour, bande de curieux...

Le gorille et sa donc licorne se sont poilés comme des bossus en regardant rien ne va plus, de Claude Chabrol, avec Michel Serrault, Isabelle Huppert, François Cluzet, Jean-François Balmer, Jean Benguigui (dansant à souhait), Thomas et Matthieu Chabrol, j'en oublie sûrement, et de la bonne mangerie, bien sûr, l'ami Chabrol étant  un hôte de choix.

Le gorille a salivé sur une fondue savoyarde, va falloir régler ce problème vite fait, le gorille étant, vous le savez désormais, assez résistant par nature mais succombant régulièrement aux diverses tentations...

Si vous croisez un gorille dans votre crémerie ces prochains jours, n'alertez pas les médias, proposez-lui gentiment un coup de blanc bien fruité.

samedi 7 janvier 2012

un chat en pleine métamorphose

Je viens de faire le point sur ces fameux jobs alimentaires que j'accomplis depuis 1982 (putain, la vache !, ça commence à faire !) : ça commence à bien faire, d'écrire entre deux portes, la nuit, quand j'arrive à décrocher quelques heures entre ces boulots qui désossent l'âme et fatiguent et permettent juste de boucler le budget, même pas de se faire vraiment plaisir, juste de payer les factures et d'élever correctement la môme. 

Je veux faire ce pour quoi j'ai de réelles capacités, ce qui me fait vraiment et plaisir : écrire. Cela fait des années maintenant que je fais mon petit boulot d'écriture à l'arrache, furtivement, pour ne pas dire honteusement, comme si je couvais une sale maladie.

Aujourd'hui, je prends la ferme décision d'en faire mon activité principale, de toutes façons, ça ne peut pas être pire que maintenant, entre les ambiances délétères et toxiques que je me suis fadé ces derniers temps dans le monde de le travail et le peu de monnaie que ça me rapporte, sans compter les risques pour ma fragile constitution et les dommages sur ma sensible perception...

I made up my mind, I am a writer.
And the life goes on...
Have a nice day, full of life !

mercredi 4 janvier 2012

Salt and Pepper !

Un autre crobard 
de l'année dernière, 
bien 70's...
Bonne journée !!!

lundi 2 janvier 2012

Des crobards pour changer

Blue cat Junior - d'après Franquin

Blue Cat Junior


Des crobards de l'année dernière


Blue Cat Junior

samedi 31 décembre 2011

Jacques Dutronc - L'opportuniste (Live).avi



« Par les mânes de mes ancêtres », murmure le gorille, 
« Par les plus hautes instances », 
murmurent le dragon, le chien, le chat et le rat, 
tandis que Victor, Jean, Maurice, Stéphanie, Marcel et Léon 
lèvent aux ciels des yeux contrariés, 
« Quelle engeance, cette famille de merde, les retourneurs de veste, les opportunistes, les profiteurs de misère ! »

Kèskabienpulémetdanctétatlà ?

La lecture de Libération du 5 avril 1984.

Gros titre : Mitterrand capitaine d'industrie
Surtitre : Une conférence de presse à l'américaine pour s'expliquer sur sa politique
Chapô : Debout près de deux heures derrière un pupitre à la fois professoral et volontaire, à l'occasion cassant avec les journalistes, le président de la République a maintenu et expliqué les choix d'une politique industrielle qui a tiré les leçons de l'exemple américain et entend désormais puiser dans « la ressource humaine ».

Page 9 du même journal même date
Le prof Mitterrand n'aime pas les cancres

Jacques tirant sur sa clope murmure : « Ça tombe bien, tu vois, les cancres n'aiment pas Mitterrand... »

Lire pages 2 à 15.

C'est tout. Vous pouvez fumer -~~~

Sgt Peppers Lonely Heart Club Band- The Beatles (Remastered!

TELEPHONE - Hygiaphone

Jean-Louis Aubert dans "On Connait la musique" - 2/3

Telephone - La Bombe Humaine

Téléphone - Ca c'est vraiment toi

Téléphone - un autre monde - Karaoke

mercredi 28 décembre 2011

France-Russie, Russie-FRance


Bonjour à nos amis russes
qui passent par ici !

Re lectures gorillesques

Revenant vers le gorille, je le vis plongé dans Un amour de Swann, une édition de poche qui paraissait avoir quelques dizaines d'années*.

« Que les hommes sont bêtes, me dit-il. Leur timidité, leur extrême pudeur et leur bonne éducation les mettent à la merci de femmes sans scrupules. Le pauvre Swann en a mis du temps avant de réaliser que la femme qu'il idéalisait était en fait une demi-mondaine, une pute en somme, à la recherche d'un gros paquet de fric. Pauvre Swann ! Il se fait piéger et réduire en esclavage par la donzelle et ça le rend bien malheureux. Il est condamné au faux-semblant. Il lui parle dans la crainte qu'elle ne se mette à gueuler. Il la ménage, il file doux et fait le dos rond, mais il est très malheureux. Il ne faut pas pleurer ce genre d'amour... qui n'en est pas. Le vrai amour arrive toujours aux coeurs qui le désirent ardemment et en rêvent. »

Sacré gorille, il en avait les larmes aux yeux !


* Après vérification par nos services de correction et d'analyse : (date de publication =1961) + (éditeur = Livre de Poche) + aquarelle de Van Dongen en première de couverture. 


C'est tout, vous pouvez fumer !

Le gorille s'instruit

Je l'ai trouvé ce matin en train de lire Insultages. Dictionnaire d'insultes (Les Crevettes au Pastis, 2000).


« Sais-tu ce qu'est un résidu de grabuge ? m'a-t-il ensuite interpelé. Interloqué, j'ai fait signe que non, bouche bée.
- Je cite, a-t-il doctement chaussé ses lunettes : « Le "résidu de grabuge" est un minuscule taré qui envoie purée et petits pois sur ses bagarreurs au long cours de parents (comme chaque jour aux heures des repas). À noter que le résidu de grabuge se nourrit de ses bavoirs. »


Je me le suis tenu pour dit et j'ai fait le nécessaire.


On dit quoi ? On dit « Merci, les Crevettes ! »

Singing gorilla

Le gorille, après avoir fait des choses à un juge peu intègre et s'être enfilé une avocate sans foi ni loi (il est taquin, faut dire ; je ne discuterai pas de ses goûts en matière sexuelle, chacun son rock'n'roll), après donc, le gorille guilleret chantonna en balançant ses bras et en esquissant une mignonne petite danse :

C'est la cantilène des têtes en gelée
la cantilène des têtes de mou
la cantilène des pas frais 
des nuisibles toxiques
qui tournent en rond dans leur petit monde 

La cantilène des abrutis haineux
la cantilène des diffameurs 
des lanceurs de couteaux dans le dos
qui jaspinent ragotent 
salissent tout ce qu'ils touchent
jaloux, aigris, envieux, méchants, sournois
déterminés à nuire 
sous leurs sourires faux-cul

Ils changent de visage 
quand ils croient qu'ils te tiennent
Ils montrent leur vrai visage

Faut leur botter le Q
Et pas qu'un peu
Ces pue-de-la-gueule qui rentrent chez toi 
fracassent tout, saccagent tout 
alors que tu les a reçus la main tendue 
avec ton cœur dessus

Faut leur écraser leur gueule 
dans la sciure et pas mollir
Ils cherchent à t'attendrir
Ils ont souffert qu'ils disent...

Mords la main qui t'a nourri, protégé et aimé
salis celui qui t'a aimé et choyé, 
tête en gelée, tronche de mou
traîne-le dans la boue et abuse de sa bonté

Et tu finis la gueule dans la sciure 
avec un bon coup de pompe 
intersidéral dans le cul 

Et ce n'est pas volé, 
tête en gelée, tête de mou
pauvre congre à face de raie !


La chanson terminée, le gorille fuma une clope et alla se coucher.

mardi 27 décembre 2011

Une rencontre dans mon jardin de bon matin

Me promenant de bon matin, j'ai croisé un gorille au regard intense. 

« Que t'arrive-t-il ? lui ai-je demandé.
- Ne t'inquiète pas pour moi, je réfléchis, je médite, je pèse le pour et le contre, le oui et le non, je fais le ménage, je passe le balai vigoureusement, je m'occupe, quoi... »

Je l'ai laissé à ses occupations d'assainissement.

Son sourire en disait long comme mon bras ou comme une bonne vieille massue des familles.

Je n'aimerais pas le croiser ces prochains jours et lui avoir causé quelque tort que ce soit.

Je suis allé ensuite me laver les dents, me regardant bien droit dans les yeux dans la glace.


jeudi 22 décembre 2011

I wish U a Merry Xmas, I wish U a Merry Xmas ♪♫


Quelques jours de repos 
bien mérité...
Portez-vous bien !
Je vous souhaite 
de tout  
de partager 
du bon temps 
avec vos proches.

Les p'tits papiers

Une chanson qui parle de petits papiers, par un trio d'enfer : Birkin, Gainsbourg, Dutronc, 1972.

Et une nouvelle image, qui récompense votre exemplaire sagesse :
La Marseillaise, Rude, Arc de Triomphe, Paris

C'est tout, vous pouvez fumer !

mercredi 21 décembre 2011

Des frites, bordel !!! (Thomas Dutronc)

Au Cabaret-Vert, cinq heures du soir

Depuis huit jours, j’avais déchiré mes bottines
Aux cailloux des chemins. J’entrais à Charleroi.
Au Cabaret-Vert :  je demandai des tartines
De beurre et du jambon qui fût à moitié froid.

Bienheureux, j’allongeai les jambes sous la table
Verte : je contemplai les sujets très naïfs
De la tapisserie. — Et ce fut adorable,
Quand la fille aux tétons énormes, aux yeux vifs,

— Celle-là, ce n’est pas un baiser qui l’épeure ! —
Rieuse, m’apporta des tartines de beurre,
Du jambon tiède, dans un plat colorié,

Du jambon rose et blanc, parfumé d’une gousse
D’ail, — et m’emplit la chope immense, avec sa mousse,
Que dorait un rayon de soleil arriéré.

Octobre 70.
Arthur Rimbaud, Poésies, cahier de Douai

On n'est pas là pour s'faire engueuler

Une petite chanson


et une image, car vous avez été bien sages

Politiciens énervés, sachez qu'on peut se fâcher♪♫

Cette chanson dans la tête ce matin : Alain Souchon chante fermement
Une bonne nouvelle, ça fait toujours plaisir !

Toujours dans la rubrique « Sous la couette avec des chaussettes »...

Un film avec des costumes magnifiques, en technicolor de rêve, avec un Écossais, à qui, évidemment on ne peut pas se fier (le film est tiré d'un bouquin de Walter Scott),  Saladin le magnifique, le roi Richard Cœur de Lion (c'est George Sanders et il est plus que bien), des joutes chevaleresques dans le désert (avec harnachement complet, je ne sais pas comment ils ont fait, ils devaient avoir très très chaud !), un roi de France placide et peut-être un peu alcoolo, des aigrefins comploteurs, une histoire d'amour qui fait penser à Eternal Flame... et des barres marrantes en douce. 

By saint Andrew, it's a kind of magic ♪♫ !

Un p'tit crobard et un grand blond avec une chaussure noire

Marrade poilade rigolade maximale avec Pierre Richard et sa godasse noire, rouge, puis noire again et Rochefort, Carmet (comme d'hab', génial), Jean Bouise, Duchaussoy et Mireille Darc...  
Et Yves Robert en chef d'un orchestre impassible qui continue à jouer au beau milieu d'un bordel à la Hellzapopin (ou presque, il m'arrive parfois d'exagérer).
Grand moment de détendage intense de maxillaires : ce film devrait être remboursé par la Sécu sans franchise !
PS : Quand la petite a vu Rochefort, elle a hurlé, contente de le voir : « C'est Amaguiz ! »

mardi 20 décembre 2011

Sous la couette en chaussettes devant l'écran

Laurel et Hardy sous les verrous et dans les champs de coton, E.T. qui cherche toujours à téléphoner maison et Le Guignolo avec une réplique intéressante : « Issu d'une famille malhonnête mais pauvre », de Michel Audiard le grand, le magnifique, l'inaltérab'. 

Le film fait visiter Venise (le Danieli entre autres, excusez du peu), entendre Mozart et voir des peintures de Canaletto, c'est riche, tout de même. 

Lautner, gros respect.

Et pour conclure sur une note désopilante, juste un titre : Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages.

C'est tout, vous pouvez fumer !

Parce que je le vaux bien

Une question au passage : pourquoi L'Oréal n'a-t-il pas été nationalisé après la Libération, étant donné les activités collaborationnistes voire franchement hitlériennes notoires et avérées de son patron ? 

Question subsidiaire : pourquoi pas le faire maintenant, ça fait un paquet de pognon, ça règlerait une partie du problème de la dette, que nos caisses sont vides et qu'on fait des KDO à Liliane alors qu'elle n'a vraiment pas besoin de ça (sans compter que je ne sais même pas si elle s'en rend vraiment compte...) ?

lundi 19 décembre 2011

Film drôle, smart et cru avec BO bien aussi

On vient de voir Going The Distance, de Nanette Burnstein : ça déchire bien ! 
Superbes images de New York, en prime, et aussi du Golden Gate de San Francisco, ça donne envie de... décoller !

La jeune Barrymore ne trahit pas le sang de ses illustres ancêtres, elle est vraiment terrrrrrrrrrible ! 

Le gars qui joue son petit copain est mignon tout plein aussi et on apprend en prime comment la moustache permet de remonter le temps. Indispensable !

Quelques livres

  • Certains l'aiment chaud et Marilyn, de Tony Curtis, Le serpent à plumes (exceptionnellement pas un poche, mais c'est un KDO) : Mémoires du beau Tony, drôles, avec quelques photos du tournage du film, un bonheur pur !
  • Docteur Ventouse bobologue 2, de Claire Brétécher, autoédition (3 euros chez les bons bouquinistes) : si tu es malade et que tu veux rire un peu, rajoute ça à ton ordonnance, pliée en 2 tu seras.
Pour une toute minuscule poignée d'euros, hier, chez le bouquiniste sympa de Saint-Michel (j'adore Saint-Michel, je le vénère, je le porte au plus haut des cieux, c'est mon alpha, mon oméga, ma... bon bref...) des poches à foison (1 € les 3, c'est cadeau, ça fait plaisir !) :  
  • Le rayon vert + Voyage au centre de la terre de Jules Verne (avec les illustrations de l'édition Hetzel, s'il vous plaît)
  • Dans un mois dans un an de Françoise Sagan
  • Réflexions sur la question juive de Sartre
  • Un amour de Swann de Marcel (le mien tombait dangereusement en loques), je ne le répéterai plus (enfin jusqu'à la prochaine fois) : c'est la clé d'accès à La Recherche du temps perdu, la pierre qui dépasse du mur
  • Les pas perdus de René Fallet
  • Pierre et Jean de Maupassant
  • Rhum de Blaise Cendrars
  • Le procès de la momie de Christian Jacq (j'ai jamais lu Christian Jacq mais j'aime bien l'Égypte, je voulais le laisser, mais sur la 4e de couverture, c'est écrit : « Un roman policier très documenté sur fond de ferveur égyptologique, dans le Londres du XIXe siècle. », ça a fait détaler mon snobisme et piqué ma curiosité.
  • + une carte postale de la place Stanislas à Nancy, d'un Jean-Louis, fumeur poli à la belle écriture, qui a passé de bonnes vacances, a une famille unie, aimerait bien qu'on lui renvoie son appareil de photo et ses lettres, et n'abîmera pas Physique et Quantas, de de Broglie. 
Bon maintenant, va falloir se décider : çui-là ou çui-là, la vie est trop dure des fois :-D
    Joyeux Noël, Félix !

    jeudi 22 septembre 2011

    Chopé au vol

    Trois femmes arabes habillées à l'occidentale (je précise parce que dans notre quartier, on en voit pas mal entièrement voilées) discutent:

    - Lui, avec le blagou qu'il a...

    mercredi 7 septembre 2011

    Désintox

    Après une semaine sous les arbres à nous esbaudir comme des citadins névrosés devant le passage de troupeaux de vaches, de moutons ou de pottoks, nous sommes rentrés avec de bonnes résolutions, parce qu'il y en a marre de nous laisser bouffer la tronche : le soir, on n'allume pas la télé avant l'heure du film (si film il y a). On y gagne sur tous les tableaux : on n'a plus à se farcir à notre corps défendant les tonnes de pubs et on mange mieux.

    L'année dernière, j'ai regardé Le Grand Journal et L'Édition spéciale et je n'ai pas eu envie de repiquer au truc. J'ai jeté un œil sur la nouvelle émission du midi sur Canal +, avec une sociologue insignifiante qui se prenait au sérieux et a débité un tas de clichés.

    Je me suis dit que j'aillais plutôt les laisser entre eux cette année, arrêter de me faire du mal et utiliser ce temps à des choses plus conformes à mes aspirations.

    L'air de rien, je gagne presque deux heures par jour...

    dimanche 21 août 2011

    Pauvre poulet !

    L'autre soir, je suis tombée sur un reportage un peu flippant. 

    Thierry Marx, chef français omniprésent à la télévision, visitait une ferme de poulets en Israël. 

    Le propriétaire de la ferme a mis au point par croisement une race de poulets sans plumes et bien plus gros que les poulets ordinaires, ces clochards rachitiques qui nous font perdre un temps fou avec leurs plumes, sans compter que ça leur tient chaud.

    Les pauvres bestioles hypertrophiées faisaient un peu pitié, avec leur peau nue et leurs yeux hébétés.

    Pour parfaire l'expérience, le chef  cuisina ensuite les deux sortes de poulet et ses convives déclarèrent avec un bel enthousiasme que le poulet sans plume était bien meilleur.

    Marx évoqua le cas de la carotte, qui apparemment doit sa belle couleur appétissante à une sévère sélection, pour justifier la transformation utilitariste du poulet en un monstre légèrement obscène.

    Je suis sceptique : est-ce une blague de premier avril ? 

    Parce que si ce n'est pas le cas, je le dis tout net, je ne mange plus de poulet, je ne veux pas encourager ce genre de délire.

    samedi 20 août 2011

    Se balader sur la blogosphère...

    Le premier blog que j'ai consulté, c'est celui de Virginie Despentes. 

    Ça reflétait une vie un peu désincarnée, entre soirées branchées dans des boîtes crépusculaires (avec des gens aussi improbables que Million Dollar Baby) et autres machins. 

    Je l'ai suivi jusqu'à la fin, je découvrais le fait de pouvoir lire un texte écrit par un autre utilisateur d'Internet, chez lui, pas animé a priori par autre chose que la nécessité vitale de communiquer. 

    Je veux dire, à part ceux qui touchent du pognon parce qu'ils sont sponsorisés par une marque ou qu'ils font partie du buzz médiatique, tout le monde est ici pour balancer son truc, lire un truc balancé là et puis c'est tout, non ?

    Je parcours un certain nombre de blogs (y compris les plus connus parmi les blogs de filles*, je suis une merde, je suis vendue au capital, bouh !), tous les jours, ou au moins chaque jour que je me colle devant mon ordinateur (je suis très disponible actuellement du fait d'une lacune d'occupation rémunérée, j'ai fait des études de lettres et je suis légèrement handicapée socialement, j'ai donc une attirance naturelle vers cet outil), et je dois dire que plus ça va et plus je consulte vite fait mes mails des fois que je reçoive autre chose qu'un mail de Pôle Emploi, de Vacances Moins Cher (j'ai commandé des billets de train sur Internet pour me rendre à un entretien de boulot et maintenant, ils me prennent pour une bourge qui part en week-end sur une impulsion de dernière minute...) ou de PriceMinister (j'ai vendu un ou deux bouquins sur Internet lorsque je croyais que j'allais me reconvertir en bouquiniste), qu'autre chose donc que ces mails de pub ou de propositions d'emplois toutes payées 9 euros de l'heure (non, non, rien à voir avec la théorie du complot ou le point Godwin, juste un chiffre bien dessiné : 9.), qu'autre chose arrive un jour dans ma boîte électronique. 

    Je consulte mes mails, je fais un tour rapide sur les blogs que je consulte (y compris ceux dont la lecture me rend légèrement honteuse, Diglee et consorts, tellement dans la hype mouve de la tendance, tu les lis et tu restes coite, tellement c'est crétinou-gentillet-TF1-mainstream et beauf sous des apparences branchées) et puis je joue à la dame de pique. 

    Un paquet de blogs, c'est juste une crétine blindée de thunes qui est toute contente de montrer comment sa vie c'est trop la classe, qu'elle fait une école de dessin ou de photo et comment elle est trop talentueuse (certaines le sont pour de vrai) et comment c'est trop trop bien. Dans un de ces blogs, une jeune fille explique qu'elle a fait une école de photo mais que bien évidemment, il faut avoir plein de sous pour la faire. Une autre qu'elle a fait une école de dessin mais, pareil, fort chère. 

    Je ne remets pas en doute une seconde leurs talents, c'est juste leur tranquille acceptation d'un état de fait qui ne les attriste pas plus que ça : si ton enfant ne pense qu'à dessiner, faire de la photo ou écrire, t'as intérêt à avoir un max de pognon pour pouvoir le recycler dans l'industrie de la mode ou de la pub.

    Sinon, il pourra utiliser l'écriture ou la peinture comme exutoire.

    * blof.

    Putain 100 messages !

    un petit anniversaire dont je souffle les bougies un peu entre moi et moi...

    Encore la bouffe, putain, on va finir par croire que j'aime manger !

    Cette semaine, testé :
    cake farine de châtaignes + pommes + noix (j'avais envie de goûts d'automne, c'est bizarre !) + tian tomates + courgettes (+ ail + thym de la terrasse) = on retourne au marché ce samedi, on s'est trop éclatés !!!!

    Panier du marché et bonnes régalades de la semaine

    Ce matin, au marché à la fraîche, voilà ce qu'on a chopé :
    des sardines
    1 douzaine d'huîtres
    des crevettes
    des moules
    des tomates bien grosses et bien rouges
    des courgettes
    2 melons
    des pommes délicieuses et toutes petites (on s'en est déjà régalés toute la semaine dernière)
    des oignons rouges (délicieux en tian et bien goûteux)
    1/2 lapin (que je vais cuisiner avec une marinade d'huile et d'herbes...)
    un truc que je ne connaissais pas chez le tripier

    et nous voilà bien contents de nous demander en douce ce qu'on va bien pouvoir cuisiner toute la semaine prochaine avec tout ça*...

    * Moins les crevettes + les huîtres + les sardines (marinade jus de citron + poivre du Sechuan + une pincée de coriandre fraîche éclatée aux ciseaux par-dessus, pas dégueu), qu'on vient de sacrifier joyeusement à notre apéritif du samedi de la canicule ! Enjoy !

    samedi 13 août 2011

    Exutoire, exutoire, est-ce que j'ai une tête d'exutoire ?

    Dans une note sur Le Postier de Bukowski sur Internet, lu que Chinanski utilise l'écriture comme exutoire.

    Encore un cliché abruti qui tourne en boucle et qui m'agace : les pauvres utilisent l'écriture comme exutoire, la littérature étant réservée aux riches qui savent. 

    Déjà qu'on est inondé des affres et malheurs et difficultés existentielles des malheureux Beigbeder et consorts, si en plus quand un prolo prend la plume on le traite d'exutoire !

    What did you expect ?

    « What did you expect ? »
    Uma Thurman, maquillée comme une idole païenne, pose la question au pauvre gars désarmé en face d’elle et on ricane in petto. Mais oui, pauvre imbécile, what did you expect ? Tu croyais vraiment qu’Uma Thurman te proposait, à toi, pauvre minus anonyme, de faire des choses ? Crétin !
    « What did you expect ? »
    La phrase tourne en boucle dans ma tronche et les yeux violemment peinturlurés d’Uma Thurman me jettent un regard froid et moqueur. Je dois être un tantisoit fragile en ce moment, parce que tout se fout un peu de ma gueule alentour. 
    Je trimballe ma petite parano tranquille jour après jour, le visage à peu près lisse. Je ne hurle pas, je ne vitupère pas comme ces gens totalement à côté de leurs pompes qu’on croise parfois. On ne sait pas à qui s’adresse leur colère qui déborde en vrac et on a peur qu’elle ne nous tombe dessus.
    Non, je suis calme, je fais avec, j’ai l’habitude, mais il n’empêche, on se fout de ma gueule. 
    Un exemple ? Ce matin, je me suis réveillée en entendant à la radio, sur France Inter, une dame me donner des conseils pour placer mon argent. 

    Mon argent. Ça évoque des pratiques saines d’économie domestique et de prudence. Encore un peu ensuquée, j’ai dérivé là-dessus : mon argent fructifie, mon argent est placé, mon argent rapporte, mon argent est bien élevé. 

    La dame de la radio a ensuite enchaîné sur les placements pour la retraite. Mon argent pour ma retraite. Un samedi matin. C’était un peu trop et j’ai éteint la radio.  
    Il se peut que vous fassiez partie des gens pour qui le concept « mon argent pour ma retraite » coule de source. Forcément, vous ne comprenez pas pourquoi la dame se foutait de ma gueule un samedi matin. 
    Il n’y a pas très longtemps, j’ai eu au téléphone des retraités que je croyais n’exister que dans les feuilletons sympathiques à la télé, où les familles sont toujours nanties d’une maison de famille avec jolie dégringolade de lierre sur la façade. Des retraités bien élevés pour la plupart qui abonnent leurs petits-enfants à une revue parce que lire, c’est bien. 

    Comme j’étais rétribuée fort chichement mais que je pouvais espérer toucher un peu plus de sous (mon argent ma retraite) en vendant plein d’abonnements, j’ai beaucoup discuté avec ces gens qui adorent parler de leurs petits-enfants et de leur avenir (leurs petits-enfants ont un avenir).

    C’était parfois un peu compliqué de les joindre, ces retraités, entre leur maison de campagne et leur résidence principale.

    Une dame m’a expliqué que ses petits-enfants étaient privilégiés, qu’ils avaient la chance de vivre dans un environnement privilégié. Le mot «privilégié » lui faisait plaisir, ça s’entendait. J’ai abondé dans son sens, l’ai bien caressée dans le sens du poil de sa vanité. Elle a accepté de prendre un abonnement supplémentaire pour ses petits-enfants. En me donnant ses coordonnées, elle a précisé qu’elle était chercheuse en mathématiques.

    Moi, je m’appelais Stéphanie Chevalier. Chevalier, c’est le nom que tous les téléconseillers emploient pour vous faire croire qu’ils sont bien blancs et bien français et ne pas vous effrayer. Je vous appelais chez vous, parce que votre fiche s’affichait sur l’écran de l’ordinateur devant lequel j’étais vissée de 10 heures à 14 heures et de 16 heures à 20 heures pour vous vendre un abonnement, voire plusieurs. Vous aviez les moyens et je n’allais pas vous empêcher de gâter vos petits-enfants.

    Souvent, je me faisais raccrocher au nez sauvagement. Les retraités n’aiment pas qu’on les dérange chez eux et ils se laissent parfois aller à des écarts de langage quand ils sont harcelés par des téléconseillers.

    Un retraité goguenard m’a demandé si j’appelais de Tunisie ou du Maroc. J’ai ri même si j’avais en sourdine l’impression qu’on se foutait de ma gueule.
    « What did you expect ? »

    vendredi 12 août 2011

    Mais ?

    Existe-t-il un partenariat Le Figaro-France Inter ?

    En ce moment, sur France Inter, dès qu'il s'agit d’interviewer un journaliste (si si, ça se fait), la plupart du temps, il s'agit d'un journaliste du Figaro

    Ce journal étant tout de même un journal d'opinion qui ne s'en cache pas, j'avoue que ça me chiffonne un peu.







    mercredi 10 août 2011

    « Votez ! » qu'on vous dit

    En revenant l'autre jour d'une petite balade cycliste, nous fûmes alpagués par un monsieur qui nous enjoignit d'aller voter pour choisir notre candidat socialiste. 

    Je ne perds pas de temps avec les militants convaincus, en général, ça m'épuise, ils disposent de mitraillettes à mots. 

    Je suis donc restée en retrait, laissant mon mari se charger du bla bla. J'ai tout de même failli m'en mêler lorsqu'un jeune a glissé dans le feu de la discussion : « Raison de plus pour aller voter ! »

    Ta perplexité et tes doutes, le jeune-homme-qui-sait sait ce que tu dois en faire. J'ai toisé le freluquet, bien nourri et bien éduqué, et j'ai préféré passer mon tour. Parce que des comme ça, il y en a à tous les coins de rue qui t'expliquent comment ils ont tout compris et toi pas, comment ils savent et toi pas et plus ils sont jeunes, plus ils sont péremptoires.

    Si tu savais, jeune homme bien sous tous rapports épargné par les dures réalités de la vie, comme j'aimerais savoir ce qu'il convient de faire, et comme ça rendrait ma vie plus simple !

    mercredi 27 juillet 2011

    Je veux bien travailler mais je me demande si ça ne rend pas idiot

    Les collègues de boulot, drôle de race, faut se méfier, s'ils peuvent, ils vous tuent.

    L'autre matin, tête un peu dans le cul, je monte dans le bus et je dis bonjour à une fille que je vois tous les jours vissée à un bureau pas loin du mien, vendre des abonnements de 10 heures à 14 heures et de 16 heures à 20 heures (avec une pause de dix minutes toutes les deux heures). Mais il y avait trois de mes collègues dans le fond du bus et je ne les ai pas vus.

    En descendant du bus, comme je me rends compte de leur présence, que je ne veux pas non plus m'imposer dans leur trio, respecter leur intimité, je lance « Bonjour ! » pour les saluer tous les trois d'un coup, polie mais distante. 

    Personne ne répond à mon salut, mais j'entends des grommellements sur ceux qui ne disent pas bonjour, rien de bien franc ni de bien défini. Je me demande s'il faut que je prenne le taureau par les cornes, leur expliquer la situation : je les ai pas vus, sinon, bien sûr, je les aurais salués dans le bus, je n'aurais pas osé les ignorer. Mais finalement, m'imaginer m'embrouiller dans des explications tarabiscotées pour faire amende honorable me rebute alors je trace ma route, les laissant mariner dans leur triste jus.

    Les mêmes que partout, avec cette envie permanente de trouver quelqu'un à emmerder, cette propension pénible à faire tourner la vie à l'aigre. Compliquées, les relations avec les humains, putain ! La moindre incompréhension et il te vous sautent direct à la jugulaire ! Bon, pour cette fois-ci, je m'en suis bien sortie, mon contrat prenait fin le jour même. OUF !

    N'empêche, dans les transports en commun le matin, le nombre de bonnes femmes qui prennent un malin plaisir à déchirer à belles dents  leurs collègues absentes, c'est un peu flippant... Sans compter toutes ces rodomontades et ces bla bla sur leurs soi-disant super compétences et leur sempiternel avis sur la situation... La vie de bureau dégage des émanations toxiques ou bien elles étaient déjà fort bêtes avant de se lancer dans la carrière ?


    Quand j'ai travaillé comme grouillote dans une cantine d'entreprise, un pauvre abruti m'a traitée de voleuse parce que j'étais au bas de l'échelle, qu'il s'était fait remonter les bretelles parce qu'il ne payait pas sa note et que je lui avais démontré que le montant de son chèque ne couvrait pas sa dette. Il aurait fallu que je le laisse m'accuser d'avoir mis son chèque dans ma poche, et donc, ce sinistre échantillon d'humanité a fini par me menacer de perdre ma place dès la semaine suivante. Heureusement, c'est moi qui ai rendu mon tablier, être payée une misère pour travailler comme une zombie, faire des heures sup non payées et se faire en plus chier sur la gueule par des bureliers imbéciles, merci bien !

    lundi 25 juillet 2011

    L'espèce humaine

    Je viens de vivre une assez passionnante expérience : travailler dans un centre d'appels.

    Je ne l'avais jamais fait et je me pose une question : si vous détestez tant que ça qu'on vous contacte par téléphone, pourquoi vous décrochez ? 

    J'ai eu affaire à un nombre assez effarant de vieux râleurs et de vieilles énervées, touts contents d'avoir quelqu'un sur qui se défouler (j'en ai quand même envoyé une se faire foutre, pour 9 euros de l'heure, faut pas non plus exagérer !). 

    Il faut savoir que lorsque vous êtes contacté par un centre d'appels, un message vous serine pendant un certain temps que vous allez être connecté à votre correspondant, c'est à ce moment qu'il faut raccrocher, les gens, pas quand un être humain sous-payé et qui subit pendant 8 heures un imbécile boulot vous prend en ligne. 

    Trop facile de lui cracher à la gueule ou de déverser dans ses oreilles le fruit de vos ruminations sur le marketing direct : il s'en fout, l'être humain exploité et sous-payé, il fait son boulot pour payer son loyer et croyez bien que s'il pouvait faire autre chose, il le ferait bien volontiers, d'ailleurs, si vous avez une idée, n'hésitez pas à la lui communiquer, ça sera plus constructif que vos éructations et vos gros mots, tas de chafouins pathétiques ! 

    Autre chose, la personne que vous avez au bout du fil n'a pas non plus à se farcir vos accès de colère ou vos blagues spirituelles (on le sait que vous êtes intelligents et finauds, bien plus évidemment que la pauvre merde de téléconseillère à qui vous allez pouvoir prouver à quel point vous êtes une créature d'élite). 

    Est-ce que vous parleriez comme ça si vous n'étiez pas bien à l'abri dans votre maison cachés derrière votre téléphone, tas de trolls téléfoniks ?
    Encore un truc qui va me réconcilier avec l'espèce humaine, ça, tiens !

    jeudi 14 juillet 2011

    Mathieu Amalric

    Encore une énigme pour moi. 

    Que ce monsieur au charisme de fromage blanc au physique ingrat cartonne me laisse pantoise. 

    On a jeté un œil perplexe (ils se foutent de notre gueule, tu crois, c'est exprès que c'est très con ?) ce soir sur Un Homme un vrai (je crois qu'avec un titre comme ça, faut tout de suite penser au deuxième degré cultivé et très fin). Barbe en poils pubiens, jeu digne d'un roman photo (à peu près quarante expressions par scène, un peu comme un catalogue, voyez), que même quand il grimpe en montagne, on a envie de lui crier : « Allez, c'est bon, saute ! y'a le matelas, aie pas peur ! », et tout à l'avenant, notamment, une assez grotesque coupe de cheveux et une non moins grotesque panoplie de montagnard over chic (que des trucs qui grattent en laine vierge, pas le genre à donner dans le Quechua ou la polaire). Bref, un monument dans son genre. 

    On avait tenté de regarder avant un autre film du gang Larrieu (ils s'y mettent à plusieurs, en plus, ces malfaisants !), Peindre ou faire l'amour et on a vite vite zappé, devant l'emmerdifiant de la chose. C'est-à-dire qu'au bout d'un moment, on préfère les laisser entre eux, tellement on se sent de trop.

    Quand au film avec Amalric le grand, les sapins y étaient fort bien.

    mardi 12 juillet 2011

    Tout va bien, dormez, braves gens !

    Un message qui m'a vraiment retourné les tripes.

    Dans le monde de l'édition et de la presse, la précarisation est une vraie gangrène, ce n'est une bonne nouvelle pour personne. 

    Vous me direz, ils n'avaient qu'à devenir avocats ou grands serviteurs de l’État, s'ils voulaient gagner de l'argent, ça leur apprendra, à ces rêveurs, à ces loseurs !

    Boulot très chiant avec organisation orwellienne

    En ce moment, je suis en train de lire 1984 (comme tout le monde, je croyais l'avoir lu, mais comme tout le monde ou presque, j'en avais surtout entendu causer). Ça m'aide dans ma vie de merde de tous les jours pour garder la distance qu'il faut.

    Et surtout, ça me fait marrer, tous ces gens qui s'en sortent, qui réussissent à passer entre les gouttes et qui pensent que tout cela est finalement assez logique et que si l'on se comporte bien et que l'on accepte les règles du jeu, le vent mauvais nous épargnera. 

    Quelles sont les règles ?
    Où est l'arbitre ?