dimanche 19 décembre 2010

samedi 18 décembre 2010

Solstice d'hiver

Bob l'Éponge a plein d'amis et dort sous un sapin bourré de quincaille bling bling

lundi 13 décembre 2010

La Bataille de Paris



J'avoue qu'avant de lire La Bataille de Paris, et parce qu'on ne m'en a jamais trop causé ni à l'école ni nulle part ailleurs, je confondais les événements du métro Charonne et ceux du 17 octobre 1961. 

Ma belle-mère a eu pitié de moi quand je lui ai dit que j'ignorais presque tout de la guerre d'Algérie et m'a conseillé (et prêté) ce bouquin. Il raconte comment une manifestation pacifique de travailleurs algériens a dégénéré en ratonnade en plein coeur de Paris. 

Einaudi a compulsé les plaintes déposées et recueilli divers témoignages (Algériens, policiers, hommes politiques de l'époque) et déroule la chronologie d'une journée fertile en bastonnades, en noyades et en horreurs diverses. 

Des Algériens ont ainsi été parqués plusieurs jours dans un gymnase en plein Paris dans des conditions épouvantables sous prétexte de vérification d'identité, d'autres purement et simplement assassinés avant d'être balancés dans la Seine sans autre forme de procès. 

Tout cela diligenté par la police française, sous les ordres d'un préfet dont le nom fleure bon la France profonde, Maurice Papon.

Il y a des morceaux d'histoire qui ne passent décidément pas.

vendredi 3 décembre 2010

Godard et les phalanstères

Hier soir (je voulais voir Tracks Circus et Le voyage du ballon rouge), j'ai vu les dernières secondes d'un reportage sur Godard.

Et j'ai donc vu le Suisse âgé dire ces paroles : « Les gens se débrouillent pour vivre leur vie, qu'ils soient SDF ou trader, ils se débrouillent pour vivre leur vie. Ils ont plus de mal à l'imaginer. »

Il a pas tort, vous trouvez pas ?

En ce moment, j'aimerais bien avoir assez d'énergie et de charisme pour initier un phalanstère de chômeurs ou de gens qui en ont marre de vivre chacun dans leur coin une vie de merde. 

J'ai eu 20 ans dans les années 80, je suis pas plus débile qu'une autre, je connais tous les films de Lauzier (quoique), j'ai même lu ses BD dans Pilote (ça tue, hein ?), les baba cools nous ont suffisamment fait rire, mais bon, si on n'imagine pas de nouvelles façons de vivre, comment on fait ?

mercredi 1 décembre 2010

La journée de la jupe et du Botox

La journée de la jupe m'a bien fait rire. 

Imaginez ça : une actrice quinquagénaire assumant mal de vieillir et au visage violemment botoxé exige que cessent les violences faites aux femmes en se mettant en jupe. 

Un peu surréaliste, non ?

Perso, je trouve assez douloureux de regarder toutes ces nanas se tordre les chevilles sur des chaussures de torture. 

Tant qu'on ne me force pas à faire pareil, chacun son rock'n'roll, comme je dis toujours. Sauf que certaines donzelles ne cultivent pas cette neutralité bienveillante.

« Il faut être féminine ! », m'a quasiment ordonné l'autre jour lors d'un stage une jeune femme moulée dans un pantalon de cuir noir, chaussée façon bondage et maquillée un peu quand même à la truelle en foudroyant mes baskets du regard. Ce gros lourd de retraité bénévole qui nous faisait cours bichait comme un pou. 

Heureusement qu'il reste de vraies femmes pour rassurer les gros lourds qui aiment les vraies femmes !

M'enfin, si on ne peut plus s'habiller en jean et en baskets sans se faire agresser par des professionnel(le)s de la féminité, où allons-nous ?

mardi 30 novembre 2010

Pour l'entraînement massif au Rubik's Cube

Lundi soir sur M6, The Pursuit of Happyness (la faute est faite exprès, en rapport avec un graffiti qui interpelle le personnage principal du film).

On est dans les années 80 à San Francisco. Le personnage principal est super intelligent (il avait des A tout le temps quand il était à l’école et il tabasse grave en Rubik’s cube). Entrepreneur entreprenant, il a investi ses économies dans un stock de scanners-ostéodensitomètres (?) et il démarche les toubibs. Il a un excellent contact et il présente bien (il a un costard et une cravate).

Mais les affaires ne sont pas très bonnes (Reagan explique à la télé que c’est la crise). Sa femme le quitte pour tenter sa chance à New York et il exige la garde de leur fils Christopher. Il lutte pour remonter la pente, se retrouve tout de même dans une situation dramatique. Il n’arrive plus à payer son loyer et emménage dans une chambre de motel tout pourri, jusqu’à ne plus pouvoir non plus payer cette chambre et être chassé du motel avec le marmot.

Face à l’adversité, il ne boit pas, ne fume pas, s’occupe fort bien de son fils (quand ils se retrouvent obligés de dormir à la rue, il tente d’en faire un jeu, ils se font des blagues sans arrêt). Comme il a un bon contact (je l’ai déjà dit, ça ?) et de la pugnacité, il décroche un stage non rémunéré de trader (!).

Le responsable de stage lui fait subir toutes les avanies et tous les grouillotages, mais il s’accroche à son étoile et finit par décrocher le job à l’issue de ce stage pendant lequel il fait preuve de ses qualités de vendeur émérite. Quand on lui annonce la nouvelle, il réintègre le flot des travailleurs dans une scène très émotionnante et symbolique. Il devient donc trader et travaille notamment pour des fonds de pension.

Quelques années après, nous apprend un intertitre (le film est tiré d’une histoire vraie), il revend des millions de dollars sa part de la boîte qu’il a créée.

Je sais ce qu’il me reste à faire !

Ce qui m’inquiète un peu, c’est que j’ai toujours été une bille notoire en Rubik’s Cube…

Automne, automne, tu nous colles le bourdonne...

Une p'tite animation bien sympa (merci, Skate, pour le lien !)

lundi 29 novembre 2010

Une question me taraude...

Le gars qui brouille les petites lignes qui défilent déjà très très vite en bas de l'écran dans les pubs qui te proposent des objets à crédit et te prennent pour un mongolien en te rappelant que tu devras rembourser ton crédit et donc il vaut mieux que tu prennes tes responsabilités et que tu t'assures que tu pourras faire face à tes mensualités, le gars, dis-je, qui floute ces lignes déjà écrites en minuscules pattes de mouche se couche-t-il avec la sensation du devoir accompli ?

Le temps libre, ça donne à penser

Réfléchissons ensemble sur quelques-unes des contradictions qui font rien qu'à déprimer sévèrement le chômeur...

lundi 22 novembre 2010

99 F et le RMI

Revu 99 F ce soir à la télé.

Commentaire que m'inspire ce film : quand un pubard fait sa révolution, il achète une paire de Ray Ban, mute guérillero latino, et pour lui c'est Les Révoltés du Bounty et noix de coco.

Un travailleur lambda dit merde à son boss. Il se retrouve chômiste allocataire pour quelques mois, puis bénéficiaire et ça peut se terminer à la rue sous les ponts.

Il me semble que les risques ne sont pas très correctement partagés.

A part ça, ça m'a donné envie de voir d'autres films de Jan Kounen.

dimanche 21 novembre 2010

Il est bien tard, mon enfant

Les fenêtres sont éteintes partout et je suis heureuse de me retrouver à ma place, devant ce clavier. Le capitaine et la moussaillonne ronflotent paisiblement, les voisins itou sans doute.

Le vent du large aplatit ma crinière de vieille louve des mers et me gifle avec cette rudesse loyale et familière.

Un sourire sur les lèvres, je lève un poing vers les cieux...  et j'hallucine complet car je viens d'apercevoir un des voisins qui rentre vite se mettre à l'abri (le temps est tellement humide que même les escargots se baladent avec des pébroques) après avoir promené son énorme bas rouge. Jamais peinards, quoi !

mardi 16 novembre 2010

Réflexion de 23 h 23


Pourquoi certains sales cons haineux
sont-ils si avides de diplômes de gentillesse ?
 

Saine occupation

J'ai passé une demi-heure ce matin à tenter de lire par transparence ce qui était écrit sur la page utilisée reposant négligemment sur le sommet d'un paperboard. 
C'est pour ce genre de moment que je suis venue au monde, je le sais !

dimanche 14 novembre 2010

Dimanche bien puissant

Pas lavée ni habillée, une vraie flemme bien gluante...

Bon, j'aurai quand même paramétré ce blog...