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mercredi 25 janvier 2012

De la vie de tous les jours et des mystères infinis qu'elle nous permet de côtoyer

Le gorille, perplexe, tentait de résoudre une équation fort épineuse et j'ai failli m'en retourner retrouver mes peinardes pénates.

Oui, je l'avoue, j'ai parfois un petit côté pantouflard et mon ascendant lémurien aimerait à s'exprimer plus souvent.

Mais laissons ces considérations sur ma petite personne, je sais que vous grillez littéralement d'envie de savoir ce qui turlupinait ainsi mon quadrumanami. 

Lequel, les lunette juchées sur son nez, l'air un peu hagard, je me dois à la vérité de le rapporter, s'abîmait dans des abysses de perplexité.

Pour finir, il se redressa, la tête penchée sur l'épaule, quêtant à la ronde et aux cieux une réponse, une inspiration, que sais-je ? Mais, me direz-vous, kèskiluipranhobestiô ? Je lui laisse la parole :

 - Soit deux chaussettes plongées ensemble et simultanément dans un milieu aquatique et tournoyant, auxquelles on ajoute, pour faire bonne mesure, un chouïa de lessive et un tantisoit d'adoucisssant. Maintenez une température de disons 40° pendant un temps de disons 40 minutes. Quoi, pourquoi 40 ? Écoutez, cher ami, par moments, vous posez des questions, mais des questions ! C'est comme ça, je ne sais pas, moi... De toutes façons, vous le savez comme moi, ces données chiffrées n'ont que peu d'incidence sur la teneur de l'équation. La question est surtout de savoir pourquoi, nom de Dieu de nom d'une pipe de mille milliards de fucking Hell de chiotte de sa mère la pute, il manque toujours une chaussette à la fin de la lessive !!!

mercredi 28 décembre 2011

Re lectures gorillesques

Revenant vers le gorille, je le vis plongé dans Un amour de Swann, une édition de poche qui paraissait avoir quelques dizaines d'années*.

« Que les hommes sont bêtes, me dit-il. Leur timidité, leur extrême pudeur et leur bonne éducation les mettent à la merci de femmes sans scrupules. Le pauvre Swann en a mis du temps avant de réaliser que la femme qu'il idéalisait était en fait une demi-mondaine, une pute en somme, à la recherche d'un gros paquet de fric. Pauvre Swann ! Il se fait piéger et réduire en esclavage par la donzelle et ça le rend bien malheureux. Il est condamné au faux-semblant. Il lui parle dans la crainte qu'elle ne se mette à gueuler. Il la ménage, il file doux et fait le dos rond, mais il est très malheureux. Il ne faut pas pleurer ce genre d'amour... qui n'en est pas. Le vrai amour arrive toujours aux coeurs qui le désirent ardemment et en rêvent. »

Sacré gorille, il en avait les larmes aux yeux !


* Après vérification par nos services de correction et d'analyse : (date de publication =1961) + (éditeur = Livre de Poche) + aquarelle de Van Dongen en première de couverture. 


C'est tout, vous pouvez fumer !