lundi 11 mai 2015

Rigolationnons un peu

Le web est parcouru d'une vague d'indignation, parce qu'un concours débile a été organisé par Biba et un de ses partenaires. 

En gros, il est proposé à des illustrateurs de concourir pour illustrer je ne sais plus quelle brillante opération de com'. 

Bien sûr, cela va de soi, le gagnant sera payé en bons d'achat et en publicité. 

C'est le proprio et l'épicier de cet heureux mortel qui vont être contents d'apprendre que nous vivons désormais dans un monde gratuit ou presque.

Si on veut les convaincre d'accepter d'être rétribués en bons d'achat et en bonne renommée, il va falloir mettre de bons communicants sur le coup !

Pas sûr qu'on les trouve chez Biba, tiens, en passant...

En effet, en parcourant les divers développements de l'affaire, je suis tombée là-dessus : 

« Non loin d’être un marchand de main-d’œuvre gratuite, nous souhaitons être un vrai tremplin pour les créateurs de demain. »

Ça figure dans la réponse de Biba (allez vite vous régaler avant que ça ne disparaisse de leur site). 

Dans mon français à moi, qui n'est pas loin tout de même d'être le français encore causé par la plupart, « non loin » est équivalent - ou pas loin - de « pas loin », ce qui donne ça :

« Pas loin d’être un marchand de main-d’œuvre gratuite, nous souhaitons être un vrai tremplin pour les créateurs de demain. »

Biba avoue donc publiquement être un marchand de main-d’œuvre gratuite.

C'est idiot de payer des gens aussi cher pour qu'ils communiquent aussi mal.

Le monde serait mal fait qu'on ne s'étonnerait qu'à moitié.




vendredi 8 mai 2015

maiskèskonferaitsanstélé ?

Regardés récemment :
  • La vie devant elles, sur France 3 (pour une fois que les chroniques françaises ne se passent pas dans une charmante maison familiale avec plein de lierre...)
  • Disparue, sur France 2 (les décorateurs devraient être pendus haut et court, mais on s'accroche tout de même)
  • Silicon Valley sur le câble (Palo Alto, ton univers impitoyaaaaableuh !)

lundi 23 mars 2015

Quelques photos

Sur l'aire d'autoroute

En ville

En ville

C'est le printemps !

dimanche 15 mars 2015

Un peu de lecture ?

Et maintenant, un texte que j'ai écrit il y a déjà quelques années et que je n'arrive pas à laisser dormir dans un tiroir.

Contient de gros morceaux de travail, je vous aurai prévenus...

mardi 3 mars 2015

Pshhhhhhhhhhhhhhh !

C'est le  bruit atroce que fait un pneu de vélo quand il explose. 

Et pourquoi donc explose-t-il ? 

Parce qu'il a croisé sur sa route de pneu un morceau de verre, accompagné de ses petits camarades pointus répandus sur la chaussée.

Par nos contrées (vous ai-je déjà indiqué qu'il s'agissait de contrées reculées, la province, plein de vieux, tout ça ?), par nos contrées, donc, sévit un cérémonial calamiteux  - et ruineux pour le porte-monnaie et les nerfs. 

Les noctambules - que je respecte profondément par ailleurs, étant moi-même assez portée sur la nyctalopie -, une fois leur soif assouvie fracassent leur bouteille sur le pavé de la chaussée ou des trottoirs, afin que nul n'ignore qu'ils sont passés par là et ont sacrifié à Bacchus.


Malheureux pochetron, ton geste ne te propulsera pas au sein de l'Olympe ! 

La cycliste au pneu déchiré, que ton inconséquence força à descendre de son fier vélocipède et à tristement regagner le royaume piéton, te dédie un beau chapelet d'injures variées et colorées.

C'est tout, vous pouvez fumer !

dimanche 1 février 2015

canapé + écran + petits mickés = grand Satan ?

1 - En Belgique, depuis le 1er janvier, il a été décidé de mettre fin aux allocations chômage illimitées.

Un petit film (26 min) qui donne la parole à des chômeurs belges concernés par cette mesure.

2 - Comme c'est dimanche, un autre film sur Pif Gadget la revue de BD des gens qui ont été enfants dans les années 70. 


3 -  Contrairement aux gens de ce documentaire, chez nous, en dehors de Pif Gadget (un gadget, 7 gamins, tractations et diplomatie, gnons et marrons), donc, et de l'Huma Dimanche, on avait droit à Fripounet (revue catho) + Le Journal de Mickey + Strange + Pifou poche + Picsou Magazine + Pomme d'Api + Blek le Roc + Zembla + des fanzines de SF + Métal Hurlant (il fallait tout de même chercher un peu pour ces deux derniers). Je me demande si cette diversité n'est pas responsable de bien des choses...

dimanche 25 janvier 2015

Pragmatisme et petits bricolages

Savez-vous bien que la glu liquide est désormais disponible dans des flacons de 5 g munis d'un applicateur-pinceau ?

Hosannah au plus haut des ciels et toutes ces sortes de choses.

Tout bricoleur-colleur confronté un jour au flacon sans pinceau sait de quoi je parle et verse comme moi des larmes de joie : finie la grosse goutte incontrôlable qu'on ne sait comment éponger ou alors il faut prendre un mouchoir en papier et ça colle au mouchoir et on a les doigts tout collés, ce qu'on cherchait plutôt à éviter. Et on dit des gros mots et on voue aux gémonies les gens et les choses.

C'est juste dommage que sur le flacon la glu soit renommée glue, on se demande bien pourquoi*. 

C'est joli comme tout « glu », ça n'avait pas besoin de ce « e » ou alors le gars en avait trop et a décidé d'en coller un là, on ne saura jamais.

* J'ai bien évidemment un avis sur la question, mais comme c'est dimanche, je vais faire celle qui non, ça nous fera des vacances.

vendredi 16 janvier 2015

logical song



Un peu de musique, 
ça ne peut pas faire de mal.

Welcome, my friend, to the Machine !

On avait envie d'aller voir Les nouveaux sauvages, mais on se tâte, on se tâte. Des fois que ça nous donnerait des idées. 

Ouh la la, c'est mal !

C'est que mon mari est agacé et lassé de devoir se rendre toutes les semaines à Pôle Emploi pour réclamer comme un mendiant que les services veuillent bien débloquer son dossier, afin que lui soient payés les sous qu'on lui doit.

Nous habitons un quartier qui regorge de situations compliquées et hautement problématiques, entre les intérimaires qui travaillent un peu et puis plus, les précaires qui jonglent entre plusieurs boulots, ceux qui sont contraints à accepter des salaires largement inférieurs à leurs compétences pour cause de tensions persistantes sur le marché de l'emploi. 

On aimerait que les gens qu'on a en face de nous à Pôle Emploi soient à la hauteur de la situation, parce que, certains jours, il faut le dire, ça ajoute de la fatigue à la fatigue.

PS : Sinon, vous avez entendu parler du nouveau compte de formation, le compte personnel de formation (CPF) ? Heureusement qu'il y a des trucs qui avancent dans le bon sens, on deviendrait vite grincheux, sinon.


dimanche 11 janvier 2015

Marchons, marchons...

One - Comme pas mal de gens, je suis allée marcher dans ma ville. 

Il faisait beau, je n'avais jamais vu autant de monde dans les rues, le tram stoppé, les automobiles à l'arrêt et les automobilistes désemparés, demandant des comptes aux agents, réclamant des explications et des excuses, non mais c'est quoi ce bordel, comment je fais moi pour rentrer chez moi, vous allez me dégager tout ça et un peu vite, et les agents restaient de marbre.

Deux jeunes gens propres sur eux et bien élevés nous ont remis un tract de la FIDL appelant les lycéens à une action prochaine. 

Je leur ai tout de suite demandé quel parti se cachait derrière leur association, expliqué que je me méfiais des partis politiques quels qu'ils soient, grandement responsables, à mon humble avis, du bordel ambiant.

Les jeunes gens m'ont assuré que l'appel émanait d'étudiants apolitiques et totalement indépendants. 

De retour à la maison, une recherche rapide nous a permis à mon mari et à moi de découvrir que la FIDL est en fait un sous-marin du PS.

Ces jeunes gens l'ignoraient-ils ou ont-ils si honte que ça ou quoi ou qu'est-ce ?

Two - « Et maintenant, on fait quoi ? » J'imagine qu'on est nombreux à se poser la même question ce soir.


LOVE IS ALL - ROGER GLOVER




Quand j'étais gamine, chaque fois que je voyais ça à la télé, ça me redonnait de l'espoir. ♪♫



samedi 10 janvier 2015

Groupusculaire, vous avez dit groupusculaire ?

Ces derniers mois, j'ai essayé de porter ma colère et mes questions auprès de différents groupes et associations clamant leur amour de l'autre et leur volonté farouche et déterminée de faire advenir un monde meilleur.

J'avoue, je n'ai pas le look. 

C'est un tort : pour changer le monde, il faut afficher la panoplie correspondante et idoine. Si tu n'as pas de béret étoilé sous la main, va faire un tour dans le bar associatif de ton quartier pour t'informer des dernières tendances. 

Il y en a un par chez moi où se pratiquent ardemment le yoga et la communication non violente, où on mange bio, éthique et local et où le moindre alien qui tente de rompre l'entre-soi est férocement dévisagé et découragé de s'immiscer dans ce petit monde où l'on pense juste et bien.

Une fois abandonnés à leurs mimiques niaiseuses ces nouveaux Tartuffe, j'ai tenté de rejoindre un autre café associatif. J'avais envie de débattre et de m'exprimer, mais j'ai vite compris qu'il était mal vu de poser des questions, qu'il fallait écouter les détenteurs de la parole sacrée nous dispenser leurs lumières, comme à la télé, sauf qu'en plus il fallait se geler le cul et se péter le dos et les genoux sur des sièges inconfortables. 

J'avais un peu remué quelques questions dans mon coin mais je n'ai pas été ravie par le niveau des débats, certains se contentant d'asséner des noms d'auteurs sans jamais émettre un avis un peu consistant. Sans compter les egos protubérants et encombrants, cela va de soi.

Les débats ressemblaient surtout à des joutes oratoires au cours desquelles les gens s'écoutaient parler et tentaient d'humilier par leur flamboyante capacité à moudre du vent tout contradicteur.

J'ai fini par écouter mes lombaires et mes ménisques et renoncé à exposer ma non-conformité aux regards méfiants et aux discours formatés.

Aujourd'hui, je crois que j'ai fait le tour de la question : je reviens d'une réunion soi-disant ouverte à tous à propos des intermittents et des précaires où je me suis sentie accueillie à peu près comme le lépreux agitant sa crécelle.

Ils se connaissaient tous et toutes et on sentait que ça leur faisait plaisir, cette connivence. Ils se tenaient bien chaud. Au point qu'ils ne pouvaient pas ouvrir le cercle pour m'accueillir et me dire bonjour. Je me suis arrachée vite fait. 

On ne m'y reprendra plus.

J'ai quand même dans l'idée que ces tactiques systématiques n'aident pas à réduire le bordel ambiant.