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dimanche 11 janvier 2015

Marchons, marchons...

One - Comme pas mal de gens, je suis allée marcher dans ma ville. 

Il faisait beau, je n'avais jamais vu autant de monde dans les rues, le tram stoppé, les automobiles à l'arrêt et les automobilistes désemparés, demandant des comptes aux agents, réclamant des explications et des excuses, non mais c'est quoi ce bordel, comment je fais moi pour rentrer chez moi, vous allez me dégager tout ça et un peu vite, et les agents restaient de marbre.

Deux jeunes gens propres sur eux et bien élevés nous ont remis un tract de la FIDL appelant les lycéens à une action prochaine. 

Je leur ai tout de suite demandé quel parti se cachait derrière leur association, expliqué que je me méfiais des partis politiques quels qu'ils soient, grandement responsables, à mon humble avis, du bordel ambiant.

Les jeunes gens m'ont assuré que l'appel émanait d'étudiants apolitiques et totalement indépendants. 

De retour à la maison, une recherche rapide nous a permis à mon mari et à moi de découvrir que la FIDL est en fait un sous-marin du PS.

Ces jeunes gens l'ignoraient-ils ou ont-ils si honte que ça ou quoi ou qu'est-ce ?

Two - « Et maintenant, on fait quoi ? » J'imagine qu'on est nombreux à se poser la même question ce soir.


mercredi 15 octobre 2014

Ouf. Il était temps.


Les consciences s'éveillent. La parole, longtemps bâillonnée, jaillit et déferle, portée par une indignation qui ne peut plus se contenir.

Elle est parfois empreinte d’une certaine rudesse, cette parole, ne nous le cachons pas. Ainsi un élu, trémulant de vertueuse colère, a-t-il indiqué que l’on, je cite, « crache à la gueule du principe d’égalité ».  C’est que les mots empêchés, lorsqu’ils finissent par retrouver leurs ailes, le font parfois dans la violence et le fracas. 

Les upper class heroes secouent leurs chaînes et leurs entraves et s’expriment avec vigueur, nous mettant sous le nez une réalité que nous préférons souvent fuir ou feindre d’ignorer. 
Reprenant le flambeau des Hugo et des Zola, ils nous interpellent et nous prennent aux tripes. Nous ne pourrons plus nous voiler la face et détourner les yeux : ils nous empoignent et nous secouent, nous forçant à délaisser nos futiles distractions et nos stratégies d’évitement. 

Nous ne pourrons plus oublier désormais qu’un enfant de riche a les mêmes droits et vaut autant qu’un enfant de pauvre, saperlipopette ! 

Et d’une voix qui fera longtemps sonner l’écho, nous exigerons qu’on ne retire pas les allocs de la bouche de ces pauvres gosses malmenés par une société férocement inégalitaire et un système tout pourri.