lundi 26 janvier 2015
dimanche 25 janvier 2015
Pragmatisme et petits bricolages
Savez-vous bien que la glu liquide est désormais disponible dans des flacons de 5 g munis d'un applicateur-pinceau ?
Hosannah au plus haut des ciels et toutes ces sortes de choses.
Tout bricoleur-colleur confronté un jour au flacon sans pinceau sait de quoi je parle et verse comme moi des larmes de joie : finie la grosse goutte incontrôlable qu'on ne sait comment éponger ou alors il faut prendre un mouchoir en papier et ça colle au mouchoir et on a les doigts tout collés, ce qu'on cherchait plutôt à éviter. Et on dit des gros mots et on voue aux gémonies les gens et les choses.
C'est juste dommage que sur le flacon la glu soit renommée glue, on se demande bien pourquoi*.
C'est joli comme tout « glu », ça n'avait pas besoin de ce « e » ou alors le gars en avait trop et a décidé d'en coller un là, on ne saura jamais.
* J'ai bien évidemment un avis sur la question, mais comme c'est dimanche, je vais faire celle qui non, ça nous fera des vacances.
vendredi 16 janvier 2015
Welcome, my friend, to the Machine !
On avait envie d'aller voir Les nouveaux sauvages, mais on se tâte, on se tâte. Des fois que ça nous donnerait des idées.
Ouh la la, c'est mal !
C'est que mon mari est agacé et lassé de devoir se rendre toutes les semaines à Pôle Emploi pour réclamer comme un mendiant que les services veuillent bien débloquer son dossier, afin que lui soient payés les sous qu'on lui doit.
Nous habitons un quartier qui regorge de situations compliquées et hautement problématiques, entre les intérimaires qui travaillent un peu et puis plus, les précaires qui jonglent entre plusieurs boulots, ceux qui sont contraints à accepter des salaires largement inférieurs à leurs compétences pour cause de tensions persistantes sur le marché de l'emploi.
On aimerait que les gens qu'on a en face de nous à Pôle Emploi soient à la hauteur de la situation, parce que, certains jours, il faut le dire, ça ajoute de la fatigue à la fatigue.
PS : Sinon, vous avez entendu parler du nouveau compte de formation, le compte personnel de formation (CPF) ? Heureusement qu'il y a des trucs qui avancent dans le bon sens, on deviendrait vite grincheux, sinon.
mardi 13 janvier 2015
dimanche 11 janvier 2015
Marchons, marchons...
One - Comme pas mal de gens, je suis allée marcher dans ma ville.
Il faisait beau, je n'avais jamais vu autant de monde dans les rues, le tram stoppé, les automobiles à l'arrêt et les automobilistes désemparés, demandant des comptes aux agents, réclamant des explications et des excuses, non mais c'est quoi ce bordel, comment je fais moi pour rentrer chez moi, vous allez me dégager tout ça et un peu vite, et les agents restaient de marbre.
Deux jeunes gens propres sur eux et bien élevés nous ont remis un tract de la FIDL appelant les lycéens à une action prochaine.
Je leur ai tout de suite demandé quel parti se cachait derrière leur association, expliqué que je me méfiais des partis politiques quels qu'ils soient, grandement responsables, à mon humble avis, du bordel ambiant.
Les jeunes gens m'ont assuré que l'appel émanait d'étudiants apolitiques et totalement indépendants.
De retour à la maison, une recherche rapide nous a permis à mon mari et à moi de découvrir que la FIDL est en fait un sous-marin du PS.
Ces jeunes gens l'ignoraient-ils ou ont-ils si honte que ça ou quoi ou qu'est-ce ?
Two - « Et maintenant, on fait quoi ? » J'imagine qu'on est nombreux à se poser la même question ce soir.
LOVE IS ALL - ROGER GLOVER
Quand j'étais gamine, chaque fois que je voyais ça à la télé, ça me redonnait de l'espoir. ♪♫
samedi 10 janvier 2015
Groupusculaire, vous avez dit groupusculaire ?
Ces derniers mois, j'ai essayé de porter ma colère et mes questions auprès de différents groupes et associations clamant leur amour de l'autre et leur volonté farouche et déterminée de faire advenir un monde meilleur.
J'avoue, je n'ai pas le look.
C'est un tort : pour changer le monde, il faut afficher la panoplie correspondante et idoine. Si tu n'as pas de béret étoilé sous la main, va faire un tour dans le bar associatif de ton quartier pour t'informer des dernières tendances.
Il y en a un par chez moi où se pratiquent ardemment le yoga et la communication non violente, où on mange bio, éthique et local et où le moindre alien qui tente de rompre l'entre-soi est férocement dévisagé et découragé de s'immiscer dans ce petit monde où l'on pense juste et bien.
Une fois abandonnés à leurs mimiques niaiseuses ces nouveaux Tartuffe, j'ai tenté de rejoindre un autre café associatif. J'avais envie de débattre et de m'exprimer, mais j'ai vite compris qu'il était mal vu de poser des questions, qu'il fallait écouter les détenteurs de la parole sacrée nous dispenser leurs lumières, comme à la télé, sauf qu'en plus il fallait se geler le cul et se péter le dos et les genoux sur des sièges inconfortables.
J'avais un peu remué quelques questions dans mon coin mais je n'ai pas été ravie par le niveau des débats, certains se contentant d'asséner des noms d'auteurs sans jamais émettre un avis un peu consistant. Sans compter les egos protubérants et encombrants, cela va de soi.
Les débats ressemblaient surtout à des joutes oratoires au cours desquelles les gens s'écoutaient parler et tentaient d'humilier par leur flamboyante capacité à moudre du vent tout contradicteur.
J'ai fini par écouter mes lombaires et mes ménisques et renoncé à exposer ma non-conformité aux regards méfiants et aux discours formatés.
Aujourd'hui, je crois que j'ai fait le tour de la question : je reviens d'une réunion soi-disant ouverte à tous à propos des intermittents et des précaires où je me suis sentie accueillie à peu près comme le lépreux agitant sa crécelle.
Ils se connaissaient tous et toutes et on sentait que ça leur faisait plaisir, cette connivence. Ils se tenaient bien chaud. Au point qu'ils ne pouvaient pas ouvrir le cercle pour m'accueillir et me dire bonjour. Je me suis arrachée vite fait.
On ne m'y reprendra plus.
J'ai quand même dans l'idée que ces tactiques systématiques n'aident pas à réduire le bordel ambiant.
mercredi 7 janvier 2015
mardi 6 janvier 2015
samedi 20 décembre 2014
20/12/2014, 5 h 20
Un monde d'ingénieurs ? - Jacques Attali aime tous les présidents (Mitterrand, Sarkozy, Hollande) et réfléchit à l'avenir du monde. Il faudrait selon lui que l'école permette à tout le monde d'accéder aux écoles d'ingénieurs. Personnellement, je redoute grandement un monde d'ingénieurs.
Imaginez ça : plus de cuisiniers (je reconnais qu'en ce moment, ça nous ferait des vacances...), plus de serveurs de restaurant, plus de vendeuses ni de vendeurs (vous avez remarqué, les vendeurs sont bien mieux habillés que les vendeuses, il faut que ça cesse !), plus de comptables, plus de balayeurs, plus de peintres en bâtiment, plus de veilleurs de nuit, plus de facteurs, plus de postiers, plus d'aides à domicile, plus d'infirmières, plus d'aides-soignantes, plus de géomètres, plus d'ouvriers de la voirie, plus d'éboueurs, plus de cordonniers, plus de... (complétez vous-même avec les métiers de vos parents, de vos amis et le vôtre, par exemple).
Lorsque Jacques Attali énonce doctement des vœux d'ingénierie totale, c'est parce qu'il est social sous ses dehors libéraux. C'est pour offrir aux pauvres une porte de sortie, un navenir meilleur et des lendemains qui chantent le 4 x 4.
Imagine-t-il une seconde qu'on puisse ne pas avoir envie de devenir ingénieur et qu'on puisse souhaiter gagner décemment sa vie tout en exerçant une autre profession ?
Pauvres fous que nous sommes.
Mais peut-être a-t-il des visions que nous ne saurions avoir, nous qui n'avons pas le frontal surdéveloppé de l'homme pensant ? Demain, il y aurait des ingénieurs qui concevraient des robots qui feraient tous les boulots, sauf celui d'ingénieur, et des gens qui ne travailleraient pas.
Et alors, on ferait quoi ?
La mémoire courte - L'extrême gauche, qui a tendance à remplacer la gauche classique, laquelle a gentiment mais sûrement dérivé vers la droite, tente les Grecs et les Espagnols qui mangent l'austérité depuis de longs mois. L'autre jour, à la radio, un éditorialiste affirmait qu'en France la crise n'est pas si grave parce que nous avons des filets sociaux tendus de partout, ce qui expliquerait le climat conservateur qui sévit sous nos latitudes et les scores de l'extrême droite.
Dans mon quartier, les filets sociaux, on en voit tous les trous, avec les gens qui passent à travers. La moitié des chômeurs ne sont pas indemnisés et un certain nombre touchent des sommes dérisoires. Malgré l'évidence des plans sociaux tous azimuts, tous les jours, j'entends des gens affirmer avec un petit mouvement volontaire du menton « quand on veut travailler on peut, du travail il y en a », salauds de chômeurs pauvres !
La Grèce et l'Espagne ont connu des régimes fascistes il n'y a pas si longtemps, les souvenirs sont encore frais. Chez nous, ça commence à remonter, la nostalgie fait son œuvre, il faut croire.
ismes - Grâce à Orwell, je me méfie tout autant du stalinisme que du fascisme.
Ami(e)s lecteurs et trices - Je vous embrasse, grâce à votre présence, je continue à me livrer à mes sales manies.
C'est tout, vous pouvez fumer !
C'est tout, vous pouvez fumer !
mardi 16 décembre 2014
Vulgaire et accessoire
Je ne vais pas souvent chez le médecin et c'est un tort, parce qu'on apprend des tas de trucs en consultant la presse féminine dans les salles d'attente.
Dans le ELLE du mois d'octobre :
Pour être à la pointe de la tendance cet hiver, il faut donc se munir d'un gros sac et forcer sur l'orange.
Une glacière de plage, vous croyez que ça fera l'affaire ?
Dans le ELLE du mois d'octobre :
« Le it bag, plus qu'un vulgaire accessoire, il doit être porté comme notre bébé qu'on présenterait au monde » (+ photo de grande godiche aux pieds martyrisés et à la main colonisée par un énorme bidule qui doit valoir son pesant de brouzouf)
Une glacière de plage, vous croyez que ça fera l'affaire ?
samedi 6 décembre 2014
Les auxiliaires du Père Noël
![]() | ||||||
| « Ça fait une heure que je filme la nuque de Robert, il est si beau avec son costume de hanneton ! » |
Leur mission : empêcher les manifestants, très pacifiques et très encadrés, d'empêcher les braves gens de faire leurs courses de Noël.
Ils ont sorti l'équipement des grands jours.
Reconnaissons que ça fiche un peu la trouille.
vendredi 5 décembre 2014
R.C. Seine n° - Francis Ponge
C'est par un escalier de bois jamais ciré depuis trente ans, dans la poussière des mégots jetés à la porte, au milieu d'un peloton de petits employés à la fois mesquins et sauvages, en chapeau melon, leur valise à soupe à la main, que deux fois par jour commence notre asphyxie.
Un jour réticent règne à l'intérieur de ce colimaçon délabré où flotte en suspension la râpure du bois beige. Au bruit des souliers hissés par la fatigue d'une marche à l'autre, selon un axe crasseux, nous approchons à une allure de grains de café de l'engrenage broyeur.
Chacun croit qu'il se meut à l'état libre, parce qu'une oppression extrêmement simple l'oblige, qui ne diffère pas beaucoup de la pesanteur : du fond des cieux la main de la misère tourne le moulin.
L'issue à la vérité, n'est pas pour notre forme si dangereuse. Cette porte qu'il faut passer n'a qu'un seul gond de chair de la grandeur d'un homme, le surveillant qui l'obstrue à moitié : plutôt que d'un engrenage, il s'agit ici d'un sphincter. Chacun en est aussitôt expulsé, honteusement sain et sauf, fort déprimé pourtant par des boyaux lubrifiés à la cire, au fly-tox, à la lumière électrique. Brusquement séparés par de longs intervalles, l'on se trouve alors, dans une atmosphère entêtante d'hôpital à durée de cure indéfinie pur l'entretien des bourses plates, filant à toute vitesse à travers une sorte de monastère-pantinoire dont les nombreux canaux se coupent à angles droits - où l'uniforme est le veston râpé.
Bientôt après, dans chaque service, avec un bruit terrible, les armoires à rideaux de fer s'ouvrent - d'où les dossiers, comme d'affreux oiseaux-fossiles familiers, dénichés de leurs strates, descendent lourdement se poser sur les tables où ils s'ébrouent. Une étude macabre commence. ô analphabétisme commercial, au bruit des machines sacrées c'est alors à la longue, la sempiternelle célébration de ton culte qu'il faut servir.
Tout s'inscrit à mesure sur des imprimés à plusieurs doubles, où la parole reproduite en mauves de plus en plus pâles finirait sans doute par se dissoudre dans le dédain et l'ennui même du papier, n'étaient les échéanciers, ces forteresses de carton bleu très solide, troués au centre d'une lucarne ronde afin qu'aucune feuille insérée ne s'y dissimule dans l'oubli.
Deux ou trois fois par jour, au milieu de ce culte, le courrier multicolore, radieux et bête comme un oiseau des îles, tout frais émoulu des enveloppes marquées de noir par le baiser de la poste, vient tout de go se poser devant moi.
Chaque feuille étrangère est alors adoptée, confiée à une petite colombe de chez nous, qui la guide à des destinations successives jusqu'à son classement.
Certains bijoux servent à ces attelages momentanés : coins dorés, attaches parisiennes, trombones attendent dans des sébiles leur utilisation.
Peu à peu cependant, tandis que l'heure tourne, le flot monte dans les corbeilles à papier. Lorsqu'il va déborder, il est midi ; une sonnerie stridente invite à disparaître instantanément de ces lieux. Reconnaissons que personne ne se le fait dire deux fois. Une course éperdue se dispute dans les escaliers, où les deux sexes autorisés à se confondre dans la fuite alors qu'ils ne l'étaient pas pour l'entrée, se choquent et se bousculent à qui mieux mieux.
C'est alors que les chefs de service prennent vraiment conscience de leur supériorité : Turba ruit ou ruunt(1) ; eux, cà une allure de prêtres, laissant passer le galop des moines et moinillons de tous ordres, visitent lentement leur domaine, entouré par privilège de vitrages dépolis, dans un décor où les vertus embaumantes sont la morgue, le mauvais goût et la délation - et parvenant à leur vestiaire, où il n'est pas rare que se trouvent des gants, une canne, une écharpe de soie, ils se défroquent tout à coup de leur grimace caractéristique et se transforment en véritables hommes du monde.
-------
(1) La foule (ou les gens) se précipite(nt).
Francis Ponge aimait apparemment beaucoup la vie de bureau, dont il tâta dans les années 30.
Francis Ponge aimait apparemment beaucoup la vie de bureau, dont il tâta dans les années 30.
mardi 28 octobre 2014
Le progrès est une fort belle chose
Un petit tour sur le site de l'Asfored pour voir un peu à quoi ressemblent les annonces ces temps-ci dans le monde de l'édition qui recrute.
Toujours un maximum de stages, y compris pour des boulots qualifiés (c'est pareil partout, je sais).
C'est moi qui ai mauvaise haleine ou les offres de boulot bien payées sont en plus des CDI ?
Je ne souhaite la précarisation de personne, entendons-nous bien. Je trouve juste un peu lourdingue que la précarité ET les mauvais salaires tombent sur les mêmes, ces maudits.
A ce propos, il n'est sans doute pas anodin que Le Figaro se lance ces jours-ci dans une comparaison du statut des travailleurs en CDI et des galériens en CDD.
L'article nous apprend au passage que s'il y a du chômage, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de travail, ce serait trop simple, tas de ramollis du cervelet incultes, mais parce que les entreprises ne peuvent pas embaucher et débaucher à leur gré.
Ces temps ont existé, jadis et naguère : les travailleurs étaient payés à la tâche, lourdables à l'envi et crevaient de misère quand l'ouvrage manquait*.
Le progrès est décidément une fort belle chose.
* Les pauvres et leur histoire, Pierre Pierrard, Bayard.
Toujours un maximum de stages, y compris pour des boulots qualifiés (c'est pareil partout, je sais).
C'est moi qui ai mauvaise haleine ou les offres de boulot bien payées sont en plus des CDI ?
Je ne souhaite la précarisation de personne, entendons-nous bien. Je trouve juste un peu lourdingue que la précarité ET les mauvais salaires tombent sur les mêmes, ces maudits.
A ce propos, il n'est sans doute pas anodin que Le Figaro se lance ces jours-ci dans une comparaison du statut des travailleurs en CDI et des galériens en CDD.
L'article nous apprend au passage que s'il y a du chômage, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de travail, ce serait trop simple, tas de ramollis du cervelet incultes, mais parce que les entreprises ne peuvent pas embaucher et débaucher à leur gré.
Ces temps ont existé, jadis et naguère : les travailleurs étaient payés à la tâche, lourdables à l'envi et crevaient de misère quand l'ouvrage manquait*.
Le progrès est décidément une fort belle chose.
* Les pauvres et leur histoire, Pierre Pierrard, Bayard.
dimanche 26 octobre 2014
mardi 21 octobre 2014
mercredi 15 octobre 2014
Ouf. Il était temps.
Les consciences s'éveillent. La parole, longtemps bâillonnée, jaillit et déferle, portée par une indignation qui ne peut plus se contenir.
Elle est parfois empreinte d’une certaine rudesse, cette
parole, ne nous le cachons pas. Ainsi un élu, trémulant de vertueuse colère,
a-t-il indiqué que l’on, je cite, « crache à la gueule du principe d’égalité ». C’est que les mots empêchés, lorsqu’ils
finissent par retrouver leurs ailes, le font parfois dans la violence et le fracas.
Les upper class heroes
secouent leurs chaînes et leurs entraves et s’expriment avec vigueur, nous mettant
sous le nez une réalité que nous préférons souvent fuir ou feindre d’ignorer.
Reprenant le flambeau des
Hugo et des Zola, ils nous interpellent et nous prennent aux tripes. Nous ne pourrons plus nous voiler la face et détourner les yeux :
ils nous empoignent et nous secouent, nous forçant à délaisser nos futiles
distractions et nos stratégies d’évitement.
Nous ne pourrons plus oublier désormais qu’un enfant de
riche a les mêmes droits et vaut autant qu’un enfant de pauvre, saperlipopette !
Et d’une voix qui fera longtemps sonner l’écho, nous
exigerons qu’on ne retire pas les allocs de la bouche de ces pauvres gosses
malmenés par une société férocement inégalitaire et un système tout pourri.
jeudi 2 octobre 2014
Il fallait que ça soit dit
Un plaisant moment de rigolade et de contentement en lisant ceci.
EDIT : Bien entendu, je ne voue aucun artiste au camp de travail, de même que je ne voue personne aux travaux forcés auxquels s'assimilent certains boulots mal payés et mal considérés.
Je n'arrive pourtant pas à trouver normal et juste que de vieux rockers électriques ou des footballeurs aussi talentueux soient-ils, des soi-disant génies picturaux, visuels ou conceptuels aient une seule visée : en croquer un max, quel qu'en soit le prix et quel que soit le monde que cela suppose, quelle importance puisque eux ont réussi à s'extraire du lot, à tutoyer les cimes et à faire partie de la crème de la crème.
Tout le monde a droit à la musique, au dessin, à une expression quelconque de sa palpitation interne. Pourtant les études artistiques sont majoritairement squattées par les rejetons de la bourgeoisie, au même titre que les cursus prestigieux, hé oui, ma pauvre dame, c'est bien dommage, mais c'est comme ça, les pauvres, vous comprenez, c'est fait pour travailler, pas pour gratter la guitare et bayer aux corneilles.
Vous allez me dire qu'il existe des chanteurs et des acteurs issus des classes laborieuses et, comme dirait Mick Jagger* en recalculant ses dernières plus-values, ça prouve qu'avec du talent et de la détermination, tout le monde peut y arriver (le genre de truc tellement rock'n'roll qu'il faudrait en faire une chanson, tiens, ça commencerait comme ça : You can always get what you want (if you try haaaard).
Et sinon, on peut aussi devenir footballeur et s'acheter des tas et des tas de voitures chères et niquer des tas de filles - comme les rockers mais en plus white ou black trash.
* Je n'invente rien, il l'a vraiment dit, dans Télérama, à propos de James Brown, dont il produit le biopic.
mardi 23 septembre 2014
Hello world!
Internet n'est pas qu'un foutoir racoleur, il permet aussi pour de vrai d'avoir accès à des connaissances et de se muscler la tronche, ce qui relève aujourd'hui plus que jamais de l'hygiène de base.
Un exemple idiot parmi d'autres : je caresse vaguement depuis des années le désir de me mettre à la programmation. J'en ai ai tâté un peu à la fac, avec un langage totalement obsolète (le GW Basic, si ça vous cause), suffisamment pour me rendre compte que ça me branchait plutôt et me faire une idée un peu floue de la chose.
Mais je n'avais pas trop creusé. Jusqu'au jour où je lus dans le journal que certaines écoles proposent sur Internet d'avoir accès à des cours (ça s'appelle des MOOC, et vous allez de suite cliquer sur la petite croix pour ouvrir un onglet et lancer une recherche pour voir ce que ça veut dire, vous me connaissez, ce n'est pas trop mon genre de feignasse de mâcher le travail).
Je m'éclate donc depuis deux semaines à découvrir les bases du langage Java. J'ai un peu raté le début des cours, ce n'est pas grave, mais il faut quand même respecter des dates de remise pour les devoirs et une fois que le cours est fini, les ressources ne sont plus accessibles, c'est un peu dommage, mais ce n'est que le début.
Jusqu'à présent, rien d'insurmontable au niveau compréhension, on verra par la suite. C'est l'école polytechnique de Lausanne qui s'y colle, et ils font vraiment des efforts pour que les cours soient accessibles avec un minimum de bagage en maths (les entiers, les décimaux, les nombres négatifs, les opérations de base, bref, la base de la base, que même moi je m'en souviens).
Dans quelques semaines, j'attaque la guitare avec un prof de Berkeley, hé ouais, la classe !
Et sinon, il y a des cours d'économie avec l'ENS de Lyon et l'université de Bordeaux. Et tout un tas d'autres cours. Et comme on ne vous demande pas vos diplômes ou si vous avez la gueule de l'emploi et que c'est gratuit, ça serait dommage de s'en priver !
Un exemple idiot parmi d'autres : je caresse vaguement depuis des années le désir de me mettre à la programmation. J'en ai ai tâté un peu à la fac, avec un langage totalement obsolète (le GW Basic, si ça vous cause), suffisamment pour me rendre compte que ça me branchait plutôt et me faire une idée un peu floue de la chose.
Mais je n'avais pas trop creusé. Jusqu'au jour où je lus dans le journal que certaines écoles proposent sur Internet d'avoir accès à des cours (ça s'appelle des MOOC, et vous allez de suite cliquer sur la petite croix pour ouvrir un onglet et lancer une recherche pour voir ce que ça veut dire, vous me connaissez, ce n'est pas trop mon genre de feignasse de mâcher le travail).
Je m'éclate donc depuis deux semaines à découvrir les bases du langage Java. J'ai un peu raté le début des cours, ce n'est pas grave, mais il faut quand même respecter des dates de remise pour les devoirs et une fois que le cours est fini, les ressources ne sont plus accessibles, c'est un peu dommage, mais ce n'est que le début.
Jusqu'à présent, rien d'insurmontable au niveau compréhension, on verra par la suite. C'est l'école polytechnique de Lausanne qui s'y colle, et ils font vraiment des efforts pour que les cours soient accessibles avec un minimum de bagage en maths (les entiers, les décimaux, les nombres négatifs, les opérations de base, bref, la base de la base, que même moi je m'en souviens).
Dans quelques semaines, j'attaque la guitare avec un prof de Berkeley, hé ouais, la classe !
Et sinon, il y a des cours d'économie avec l'ENS de Lyon et l'université de Bordeaux. Et tout un tas d'autres cours. Et comme on ne vous demande pas vos diplômes ou si vous avez la gueule de l'emploi et que c'est gratuit, ça serait dommage de s'en priver !
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