jeudi 28 novembre 2013

860 euros

Les 21 millions que devait toucher Varin (et qu'il ne touchera finalement pas), ça représentait 860 euros par jour, pas loin de la somme mensuelle allouée aux vieux pour leur survie.
 
J'aimerais qu'on m'explique deux choses :
 
1/ Comment on fait pour vivre avec 860 euros par mois ?
 
2/ Comment on fait pour dépenser 860 euros par jour ?

mardi 26 novembre 2013

Tout fout le camp...

La scène se passe à la porte d'une usine.

Ils viennent de se faire licencier, ils veulent informer de leur malheur leurs collègues des autres usines et les inciter à se mettre en grève pour les soutenir.

Ils se font recevoir comme des malpropres: « Quand on est au chômage, on cherche du boulot et on ne vient pas foutre le bordel », leur répondent leurs collègues ouvriers, bougons.

Oublieux qu'ils seront certainement les prochains sur la liste des impétrants à Pôle Emploi. Ou le sachant trop bien et voulant montrer à qui de droit ce qu'ils valent afin d'échapper si possible au sort de leurs collègues.
 
C'est la société tout entière qui fonctionne sur ce schéma du chacun pour sa gueule et qui prône l'élimination du « maillon faible » (en l'occurrence le collègue qui se trouve dans la mauvaise usine au moment où passe le cost killer).

Du coup, j'ai cherché « contrat social » sur Internet et j'ai découvert une entrée sur Wikipédia. 
 
Et aussi qu'il existe évidemment un site Wikiberal, qui explique bien en quoi les libéraux et les libertariens sont opposés au concept de contrat social.
 
Je vous laisse trouver ça tout seuls, je ne vais certainement pas faire de la pub ici pour des idées qui me navrent grandement, surtout quand je vois qu'elles ont contaminés ceux-là mêmes qu'elles sont censées réduire au silence et à l'asservissement.
 
Vous me direz, l'ouvrier ne va pas si loin, il regarde TF1 ou la TNT pour se distraire.

Il a bien tort, l'ouvrier, parce que tant qu'il sera bête à manger du foin, on le prendra pour une bête de somme.


 

lundi 25 novembre 2013

Au chat qui ne fume plus

J'ai arrêté de fumer depuis trois mois sans trop de mal après un passage par les cigarettes roulées (et leur gestuelle un peu Calamity Jane). 

La cigarette qui me manque vraiment, c'est celle du cœur de la nuit, quand je me relève parce que je n'arrive pas à dormir et que ça ne sert à rien de rester à grincer des dents entre les draps, que j'allume la belle lampe offerte par Fred sur le bureau et que je me laisse aller à mes sales manies en dépit des menaces du réveil. La clope transgressive par excellence.

mercredi 20 novembre 2013

L'argent du beurre et le cul du mineur

Gabriel Matzneff, grand écrivain et génie autoproclamé (les meilleurs), vient de recevoir le prix Renaudot essais.
 
C'est effarant comme ces gens qui revendiquent par ailleurs une liberté complète  (dans ce cas précis, celle de copuler à tout va avec des mineurs des deux sexes) au nom de leur supériorité intellectuelle et spirituelle (je veux dire, ce ne sont pas des gros blaireaux de base, leur dépravation est chic, élitiste, incomprise du bas peuple moralisateur qui pousse des hauts cris et condamne la pédophilie), c'est effarant donc, comme ils aiment les décorations, les hochets et les prix.
 
Le beurre, l'argent du beurre et le cul du mineur, ils veulent tout !

vendredi 15 novembre 2013

Les bonnes femmes, c'est râleries et compagnie !

Y'a pas que moi que ça dérange, de voir et d'entendre le FN à toutes les sauces, selon l'adage  de pub bien connu, amplement mis à profit par Sarkozy en son temps, peu importe qu'on parle mal ou bien d'un produit, du moment qu'on en parle.
 
Virginie Despentes aussi, ça l'agace, et elle n'y va pas par quatre chemins.

lundi 11 novembre 2013

En rouge et blanc, je ferai chier les gens...

Après une petite promenade en centre ville, une grosse envie de taper dans le tas...

EDIT : Je me rends compte que j'ai oublié d'indiquer où j'ai trouvé l'affiche ci-dessus.

dimanche 10 novembre 2013

Une série avec un rouquin

Louie CK, il déchire ! !

Ca passe sur le câble en ce moment, faites-vous du bien !

Une petite dédicace en passant à Tristan

mardi 5 novembre 2013

Tristus et Rigolus

Les manifestations en Bretagne, qui agglutinent et amalgament sous le même bonnet les patrons d'une industrie polluante et subventionnée et les ouvriers candidats au TMS (trouble musculo-squelettique qu'on chope à force de répéter le plus vite possible le même geste afin de rentabiliser au maximum son temps de travail en tenue de Schtroumpf), j'en suis restée un peu baba, le sentiment qu'un autre monde était en train d'advenir sous mes yeux éberlués. 

Les bonnets rouges, c'est gai et seyant.
 Je crois que je suis vraiment en train de virer vieille conne, le monde d'aujourd'hui me dépasse de plus en plus. Je veux dire avant, on n'en voyait pas tant que ça, des patrons en 4 x 4 dans les manifs, et on aurait certainement éclaté de rire si on nous avait dit que les ouvriers seraient avec eux, et avec des bonnets rouges, encore !

J'ai fini par trouver ça, d'un qui partage ma surprise (pour pas dire plus).


samedi 2 novembre 2013

La naïveté, un concept qui commence à me courir sévère

Ce matin, le nez dans l'oreiller, j'ai supporté vaillamment une édition de plus de l'émission de cinéma de France Inter. C'est la dernière fois. Christine Masson évoquait un film que je n'ai pas vu (je préfère préciser). C'est donc un film qui se passe après une apocalypse, les survivants se sont regroupés dans un train. Le wagon de tête contient les riches et le wagon de queue le lumpen prolétariat. Révolte façon Spartacus.

Masson trouve le film d'une grande beauté formelle mais regimbe devant l'intolérable naïveté du propos et de la lutte des classes en général.

C'est en effet d'une naïveté sans nom de dire les choses suivantes :
  • Une ou des classes dirigeantes monopolisent la plupart des richesses.
  • L'éducation et l'organisation de la société concourent  à maintenir en place ces classes dirigeantes sous couvert d'un contrat social dont tout le monde bénéficierait.
  • Plus ça va, plus les riches s'enrichissent, et plus les pauvres s'appauvrissent.
  • Non seulement les riches voudraient que les pauvres bossent comme les esclaves qu'ils sont destinés de tout temps à devenir, mais aussi qu'ils disparaissent totalement de l'espace public et médiatique.

  • Tout le monde a les mêmes chances (ah oui, non, oups, celle-là, c'est vrai, ce n'est pas naïf, c'est tellement vrai).

Autre remarque totalement non idéologique dont le duo a le secret. C'était il y a quelque temps. Il s'agissait cette fois de Alabama Monroe, un film du réalisateur de La Merditude des choses. Delmas a sabordé le film en s'indignant : « Non mais ho, comment, quoi, c'est quoi ce film qui nous inflige de regarder quelqu'un regarder la télé comme un zombie ? On ne veut pas voir ça, ouste, du balai ! »

Ce qui est fort là-dedans, c'est la propension de ces gens à s'imaginer que leur blabla est tellement légitime. Sur sa page sur le site de France Inter, l'émission se décrit elle-même comme « prescripteur ».
 
Imaginez que lors d'une émission de radio nationale, vous dézinguez un film au prétexte que vous ne souhaitez pas voir pour la millième fois comment fonctionnent la psyché et la libido des gens des beaux quartiers ou comment vivent les familles bourgeoises françaises, vous allez voir ce que vous allez vous prendre dans le nez comme suspicion d'extrémisme idéologique et d'intolérance...
 

lundi 14 octobre 2013

Les précaires et les chômeurs, ils devraient déjà être contents de travailler pour moins de 5 euros de l'heure

Une petite vidéo bien éclairante sur une arnaque comme une autre du monde du travail, avec son lot de discours lénifiants et de grumeaux qui collent aux dents. Enjoy !

Si vous connaissez des gens qui ont travaillé dans le secteur de la distribution de prospectus tellement ils étaient tenaillés par l'envie de travailler pour des clopinettes, le film contient des infos intéressantes qui devraient leur permettre de faire requalifier leur CDD en CDI (le contrat par défaut selon le Code du travail).

mercredi 9 octobre 2013

Qu'ils mangent de la brioche !

Ce soir, un prof d'économie à Polytechnique qui défend sur le plateau de 28 minutes les contrats zéro heure anglais, parce que tout vaut mieux que le chômage.
 
Finalement, rester disponible tout le temps, sans garantie aucune qu'on aura un nombre d'heures suffisant pour boucler ses fins de mois, ça lui paraît plutôt pas mal, à ce monsieur dont on doute fortement qu'il ait jamais éprouvé les affres du manque.

En Angleterre, ces contrats concernent aussi l'enseignement, alors on espère que ce monsieur pourra rapidement tester pour lui-même ce qu'il prône pour les autres avec tant de conviction.

Un de ses voisins de plateau réclame lui plus de coercition à l'encontre des chômeurs.

Moralité, pour sortir du chômage, il faut :
  • forcer les chômeurs à travailler (ça serait sans doute pas mal d'arrêter de supprimer plein d'emplois, du coup, non ?)
  • précariser de plus en plus de monde
Parce que maintenant, le principal, c'est que tout le monde soit au travail, peu importent les conditions. 

Fini de faire la fine bouche et de se gaver comme des porcs, il faut se rendre à l'évidence, la situation est vraiment grave et réclame des sacrifices et des efforts.

Comment ça, c'est tout le temps les mêmes qu'on admoneste et qu'on sermonne ? Tout le temps les mêmes qu'on accuse d'être responsables du déclin et des mille malheurs de la France, qu'on envoie au charbon, au front et au casse-pipe, à qui on réclame de la sueur et des larmes, à qui on explique qu'ils sont entièrement reponsables de leur situation de merde, laquelle est par ailleurs tout à fait normale et juste.

Au passage, le prof de Polytechnique avait l'air de ne pas du tout être au courant que le chômage concerne aussi des jeunes gens fort diplômés. Tant que le chômage de masse ne touchera pas les étudiants qui sortent des grandes écoles...

mardi 8 octobre 2013

Éloge de la moule accrochée à son rocher

Ça m'arrive de fréquenter des gens qui ne galèrent pas, qui ont des bons jobs et des payes correctes.

Ce sont des bosseurs. Ils ont vu le vent tourner, ils ont toujours su anticiper. Ils ont une épargne et ils en causent avec gourmandise. Ils savent exactement combien ils toucheront lorsqu'ils seront à la retraite. Ils aiment bien te rappeler en passant avec un petit sourire en coin que tu ne pourras pas profiter de ton épargne. Tu le sais, merci, il se trouve que ça n'a jamais été ton but premier dans la vie.
 
Ça te choque quand même un peu qu'ils semblent prendre tant de plaisir à ta future misère. Ils doivent se réciter La Cigale et la Fourmi tous les soirs, comme d'autres consultent des sites pornos sur Internet, et prendre leur pied. Il faut des compensations dans la vie.

Ils ne sont pas tous de droite. Ils trouvent tout à fait normal que des personnes convenablement éduquées et formées connaissent une précarité galopante, on n'avait qu'à faire comme tous les gens raisonnables : s'accrocher à nos boulots, encaisser, subir et devenir fonctionnaires, c'est tout ! Si on est pauvres, c'est qu'on le mérite, comme les prolos, comme tous les va-nu-pieds, les crevards, les pas-grand-chose.
 
Issus de familles qui ont toujours respecté l'ordre établi et marché droit, ils sont heureux de toucher enfin les dividendes des comportements exemplaires et prudents des générations qui les ont précédés.
 
Certains se prennent pour des pédagogues et des lumières et nous expliquent que l'avenir de notre fille dépend de ses performances mathématiques.
 
On est tellement cons, en plus d'être précaires et pauvres, qu'on n'est pas au courant qu'on vit dans un pays qui voudrait bien balancer aux oubliettes tous les apprentissages inutiles qui attirent les parasites et les asociaux : lettres, histoire, philosophie, sociologie, etc.
 
Les maths, c'est clair et net, c'est fiable comme un algorithme mouliné par des machines molles, c'est l'alpha et l'oméga d'une humanité hygiénique enfin débarassée de ses interrogations superfétatoires et obsolètes.
 
C'est l'outil de sélection ultime d'une main-d'oeuvre évaluée et consentante, obéissante et sans états d'âme, confiante dans la bienveillance de ses chefs, rétive au bizarre et attachée à la permanence des choses de sa vie.
 
Quel que soit le prix à payer pour que le nouvel ordre mondial, qui saccage tant de vies, ne trouble pas son petit confort, n'entame pas ses certitudes et n'obère pas ses privilèges.

lundi 7 octobre 2013

Équanimité, indifférence, insensibilité

Hier soir, enfin ce matin très tôt, après avoir écrit ça, je lis un peu avant de m'endormir. Ça s'appelle Remonter la Marne, c'est ma belle-mère qui me l'a prêté, je continue à le lire mais je me demande parfois pourquoi, peut-être parce que je me dis que ce n'est pas possible, que le gars va finir par se rendre compte.

Je vous livre ce que j'ai lu page 160 :

« Je ne refuse pas de voir les disgrâces de la France marnaise, ni même de les raconter, mais à quoi bon s'attarder sur cette partie si voyante et trop souvent décrite ? Une certaine dose d'insensibilité et même d'indifférence est nécessaire. 

Marcel Duchamp, à qui l'on demandait : 
« Pourquoi êtes-vous pour l'indifférence ? », 
avait répondu : 
« Parce que je hais la haine. » 

La haine anime ceux qui se plaisent à décrire la France comme une entreprise en liquidation. Ils se délectent de cette veillée funèbre, de l'attente de la catastrophe. Dans cet élan destructeur se mélangent la rancoeur, le reniement de soi, le plaisir trouble qu'engendre le refus de connaître et de comprendre. 

Dommage que l'équanimité, qualité d'une âme détachée, à l'humeur égale, ait pratiquement disparu du vocabulaire. »

Coluche le présentait autrement : « Dites-nous de quoi vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer. » 

Et si vous pouviez faire moins de bruit et être moins voyants, histoire de ne pas troubler notre ascèse philosophique, ça serait parfait.

Circulez, y'a rien à voir !

Vous avez remarqué, certains films ou livres contemporains se passent dans un milieu présenté comme neutre, comme si les personnages vivaient dans un bocal et n'étaient absolument pas concernés par les données économiques (genre les trucs triviaux et un peu sales comme revenu moyen du ménage, patrimoine culturel ou financier).
On est bien d'accord, on n'a pas envie d'entendre vrombir la Mobylette d'Arlette dès qu'on ouvre un livre ou qu'on pose son cul dans une salle obscure, mais tout de même...
Vivons-nous l'âge d'or ? Est-ce totalement la même chose d'être riche ou pauvre ? Vit-on la même réalité ?
J'adore aussi les gens qui me reprochent, lorsque je fais ce genre de remarque (car il m'arrive de prendre un plaisir pervers à mettre les pieds dans le plat et à installer des ambiances pourries), de parler d'argent.
Parler d'argent, mais vous n'y pensez pas, c'est dégoûtant, c'est caca ! Croyez-vous que la littérature ou le cinéma soient là pour faire de la politique ?
Il faut donc accepter comme normal que la plupart des films et des livres, écrits la plupart du temps par des gens issus des classes dominantes, nous concassent avec les heurs et malheurs de gens issus de ces mêmes classes dominantes.
Et surtout accepter comme allant de soi que cela ne relève pas de la politique mais d'un état de fait normal et juste.
S'il arrive qu'un film aborde la vie des pauvres ou des prolos, cette singularité sera tout de suite mise en avant, comme si c'était tellement inhabituel qu'il faille le signaler. Alors qu'on ne se croira pas obligé de signaler systématiquement pour chaque film ou chaque livre le milieu social dans lequel l'intrigue est située si ce milieu est la bourgeoisie.

En plus, les films ou les livres qui parlent des pauvres ont une tendance sordide à parler de pauvreté et de manque d'argent. C'est tout de même quelque chose, ce manque de dignité et ce besoin de gratter ses croûtes, c'est vraiment nécessaire de nous écoeurer avec tout ça ? Et puis, franchement, tout cela est très exagéré : à l'heure actuelle, tout le monde a les mêmes chances.
Les mêmes chances de quoi, on ne sait pas trop exactement.
Les aigris ratés miteux devraient comprendre qu'il faut qu'ils se taisent. Comment ça, ça risque de les aigrir encore plus ?

vendredi 4 octobre 2013

Avocats dans la misère et chômeurs atteints d'Alzheimer : elle est fraîche, mon actu, elle est fraîche !


La justice, c'est vous qui y croyez,
c'est nous qui en vivons.
Honoré Daumier, deux avocats.

 Avocats au RSA, justice dans le caca - Afin de défendre une justice égale pour tous, le syndicat des avocats (déjà, moi, un syndicat des avocats, ça me fait rire, mais il faut le reconnaître, j'ai mauvais esprit à la base), le... pouf pouf ! syndicat des avocats donc, s'indigne haut et fort. Voilà-t-il pas qu'on veut les dépouiller tout debout, leur ôter le pain de la bouche, les réduire à la mendicité pour tout dire ? Est-ce que vous vous rendez compte qu'il est question de diminuer les honoraires alloués aux avocats commis d'office ! Vous ne vous en étiez sans doute pas rendu compte, mais en France, la justice est la même pour tous et chaque citoyen bénéficie des mêmes armes pour obtenir justice. Tout cela grâce, notamment, aux avocats, dont la principale préoccupation est, bien entendu, que la justice soit juste, loin de triviales préoccupations mercantiles voire pognonesques. Il faut donc maintenir leurs revenus, c'est le prix à payer, les pauvres !
Le jeune homme qui est venu plaider cette intéressante vision de la chose au journal de France 3 pouffait d'aise d'avoir réussi à placer l'expression « Justice à deux vitesses ». Il avait sans doute fait un pari avec un pote. Ils sont sans doute en train de boire un coup pour arroser ça.
 
Inversion de la courbe du chômage - Enquête rapide auprès d'une personne de mon entourage, concernée comme moi par le pointage mensuel : on ne reçoit ni l'une ni l'autre de SMS pour nous rappeler que nous devons pointer en fin de mois pour toucher nos indemnités. C'est qui, ces gens à qui il faut rappeler qu'ils doivent pointer ? Des gens qui sont arrivés en fin de droit, qui oublient d'actualiser leur situation parce qu'ils ne touchent pas ou plus d'indemnités ? J'ai vu passer un appel à témoin d'un journaliste (« vous êtes à la recherche d'un emploi mais vous n'êtes plus inscrit à Pôle Emploi, contactez-nous pour nous raconter tout ça »), peut-être qu'on aura des nouvelles dans quelque temps ?
 
La politique, c'est pas bien simple  - Je n'ai pas regardé le débat sur la suppression de quelques unités militaires. J'ai préféré éteindre le poste : M. Bompard, maire d'Orange, supporte difficilement la contradiction, autant le laisser s'exprimer tout son saoul et tout seul. J'ai un peu du mal à comprendre que les débats soient tous plus ou moins confisqués par le Front national en ce moment. C'est le seul parti d'opposition ou bien ? Ils sont compliqués, ces politiques : Marine Le Pen ne veut plus qu'on dise que le FN est d'extrême droite, tandis que Hollande jure sur tous les tons qu'il est socialiste...

mardi 1 octobre 2013

La télé, c'est mauvais, il ne faut pas en abuser !

Deux séries - Under the Dome (King au scénario, Spielberg à la production), j'avoue que j'abordais ça avec un peu de recul (j'ai lu longtemps les histoires horrifiques à lire toutes fenêtres fermées et avec un bon générateur sous la main présentées par Hitchcock, je ne crache pas sur un petit Poe ou un Ranpo Endogawa, mais le gore brutal me fout vraiment les jetons, c'est pour ça que j'ai vite du mal avec les polars à base de serial killers ou autres vrais gros tapés, mon truc c'est plutôt Maigret et ce genre-là, voyez), bref, j'étais largement sceptique, et puis on se laisse prendre par l'histoire, même si franchement, le héros blond est tout sauf sexy et si parfois le scénario est un peu du genre accumulatif...
 
Fais pas ci, fais pas ça : enfin une série française qui déchire, c'est vraiment marrant, intelligent, les acteurs sont excellents, ça donne des idées de reconversion assez perchées même si elles impliquent de supprimer définitivement les escaliers...
 
Actualité potagère - Bon, sinon, je suis rien contente, j'ai un beau potiron dans mon jardin (sur l'air de Strawberry Fields Forever) !
 
 
 
 
 
 

vendredi 27 septembre 2013

Arbeit Macht Frei

Le travail rend libre

J'ai un mal fou 
à me retenir
de descendre défiler 
dans la rue 
pour demander 
à travailler 
pour 6 € 
de l'heure
le jour la nuit
tout le temps

lundi 9 septembre 2013

De la nécessité du discours corporate

Je suis tombée là-dessus, lors de ma pause de midi.

On pourrait croire que c'est caricatural, mais même pas.

On pourrait bien sûr se poser des questions sur l'utilité de ces discours de motivation soi-disant destinés à soulever l'enthousiasme des employés et à leur communiquer les valeurs de leur entreprise, la fameuse communication interne.

C'est vrai ça, si ta vraie valeur dans la vie, c'est de faire un max de pognon, pourquoi t'en cacher, pourquoi te chercher des alibis ? On est dans un monde qui valorise ce type de comportement, on aime les winners blindés qui portent des Rolex, alors, pourquoi dissimuler sous des discours oiseux que ton moteur et ton credo, c'est le pognon ?

Je subodore que le séminaire (non rémunéré, ça va de soi) en question s'adresse à de futurs mickeys et à de futures blanches-neiges en intérim et que leur salaire sera plutôt maigrelet (pour faire du pognon, il vaut mieux sous-payer le plus de monde possible, sinon on ne s'en sortirait pas, c'est logique).

Pourquoi en outre leur refourguer la bouillie corporate maison ? Pourquoi ça pose tant de problèmes de dire ce qui est ? Ça ruinerait quels sacro-saints principes de dire les choses comme elles sont : « Alors voilà, vous êtes les perdants, vous avez le grand tort de vous retrouver dans le troupeau toujours plus fourni qui alimente la main-d’œuvre corvéable à merci et interchangeable dont notre entreprise a besoin pour fonctionner à moindre coût (toujours dans l'optique de gagner un max de pognon). Et encore, vous avez la chance de pouvoir trimer comme des mongoliens dans un boulot imbécile pour un salaire de merde, parce que, ne l'oubliez pas, il n'y a pas de la place pour tout le monde. Il est de votre intérêt de ne pas mollir et de rester productifs et rentables au maximum. On ne vous donnera pas plus d'argent pour autant, mais ça vous évitera de tester vos capacités de survie en mode RSA. » 

Ouais...

Bon, en même temps, il faut reconnaître que présenté comme ça...

mercredi 4 septembre 2013

Shameless version US

Ce soir, sur Numéro 23, les 4 premiers épisodes de Shameless version US ! 

Merci à Félicien et Clara de m'avoir fait découvrir cette série ! En plus, c'est en VM !

lundi 2 septembre 2013

Les traumatismes légers mais récurrents de la vie de tous les jours

Depuis le temps, je devrais bien sûr avoir adopté un look punk, je me raserais la tête et je n'aurais pas à m'infliger le traumatisme du coiffeur. Sauf que je n'ai jamais été d'aucune école ni d'aucun mouvement, jamais supporté les total looks ni les prêts à penser quels qu'ils soient. 
Surtout parce que je manque de concentration, il faut bien l'avouer. 

Et donc, régulièrement, quand mon système capillaire déborde et s'ensauvage, je me rends chez le coiffeur afin qu'il me redonne tête humaine. 

Avant, je ressemble assez à ça : 


Un mélange des deux, Cousin Itt pour les poils sur la tête et Lurch pour le côté hilarant et avenant.

J'ai des gènes comme tout le monde et les miens m'ont collé une tignasse abondante et impossible à mater. Je ne me plains pas, avant que ma personnalité hirsute et capillaire ne s'affirme totalement, j'ai longtemps été affligée du syndrome longs cheveux filasses et mous. Chacun sa +. 

Le passage obligé chez le coiffeur a longtemps représenté pour moi un moment douloureux. C'est plein de lumières, de glaces, d'onguents et de pommades, ça sent bizarre, les gens ont l'air de vivre dans un monde un peu parallèle. 

Je crois que j'ai tout testé, sans rire. Lors de cette longue quête, j'ai croisé :
  • le coiffeur menaçant qui évalue votre tignasse en faisant claquer ses ciseaux et qui esquisse une moue dubitative (j'aurais dû m'enfuir en courant, il m'a fait une coupe au bol)

  • la coiffeuse blonde hyper lookée, absolument persuadée que votre rêve secret est de lui ressembler et qui s'acharne à vous transformer en clone (la coiffeuse de mon ancien quartier, elle a repris le salon de son ancien patron, qui était charmant, j'ai continué à fréquenter le salon un moment, on est souvent victime de ses habitudes)

  • le pote coiffeur en fin de soirée. Tout le monde a vraiment beaucoup bu, lui compris. C'est le seul qui est armé de ciseaux. Le lendemain, vous vous précipitez chez un coiffeur proche de votre boulot pour réparer les dégâts. Il faut couper très très court

  • les salons très chers et un peu intimidants (j'avais fini par me dire que tant qu'à faire, mon écureuil sur la tête nécessitait des soins particuliers et donc chers) dans lesquels les employés ont une vie passionnante qu'elles commentent pendant que vous roulez des yeux de vache affolée au fond de votre fauteuil. Je suis ressortie avec une permanente et le portefeuille étique

  • la coiffeuse volubile et certainement formée à l'hypnose qui m'a conseillé un massage relaxant que je ne me suis pas senti la force de refuser. Ses doigts grouillants comme des vers ont palpé et repalpé mon cuir chevelu pendant d'interminables minutes. Un véritable supplice qu'on ne m'a jamais proposé à nouveau depuis, heureusement

  • la coiffeuse drapée dans une large blouse noire qui lit votre avenir dans vos pellicules en battant des ailes façon chauve-souris

  • la coiffeuse qui n'a pas révisé ses classiques depuis un certain temps et dont le salon arbore des posters de mannequins à cheveux bouffants style feuilleton américain des 80's. Elle passe une main dégoûtée dans vos cheveux avant de vous annoncer doctement que vous avez une base idéale pour faire des mèches. Comme elle est aussi visagiste, elle prétend revoir votre style de fond en comble. Elle a une coupe de merde et ses lunettes ne l'avantagent pas vraiment, alors vous prétendez que vous allez réfléchir à la question avant d'opter pour une coupe toute simple. Elle vous massacre en détaillant les nombreux soins que vous auriez intérêt à lui acheter pour venir à bout des multiples problèmes que pose votre scalp. Ça dure des heures, elle vous submerge de conseils dont vous retirez que globalement vous avez bien du courage de sortir de chez vous avec la tête que vous avez. Vous considérez comme une victoire de quitter son salon avec juste un shampooing antipelliculaire. Vos cheveux repoussent n'importe comment. Vous faites les cornes en direction de la vitrine (jamais nettoyée) de son salon chaque fois que vous passez devant. Vous vouez aux gémonies (car vous avez des lettres) la personne qui vous a recommandé cette adresse de merde
  • le coiffeur aimable, qui connaît son métier, cultivé et charmant (deux fois et deux fois ils sont partis, ces salopiots !)
Pour finir, je fréquente un salon de quartier aux tarifs abordables, dans lequel personne ne me demande de devenir quelqu'un d'autre, qui propose des livres de recettes pour faire patienter (si, si) et dans lequel une chatte flegmatique fait la loi.