mardi 28 février 2012

La radio sert à informer

Réveil, allumage de la radio, écoutage des nouvelles.

Un Français de moins de 50 ans sur deux aura connu le chômage durant sa vie. C'est pas moi qui le dis, c'est l'INSEE et la dame dans la radio.

Ah bon ? 

Combien de temps les données statistiques mettent-elles à se transformer en réalité pour les ceusses qui traitent les chômistes (un Français sur 2 de moins de 50 ans au moins une fois dans sa vie, ça commence à faire du monde !) de tous les noms et rêvent d'éradiquer par tous les moyens cette population d'assistés qui plombent l'économie mondiale et le moral des ménagères de moins de 50 ans et leur panier moyen ? 

Je reprends ma respiration, elle est très longue, cette phrase, et je pose une autre question dans la foulée : vous trouvez que c'est normal de continuer à nous vendre des semaines de 35 heures pendant lesquelles on se tue au turbin avec l'espoir insensé de ne pas faire partie de la prochaine charrette si on passe bien entre les gouttes et si notre chef vénéré ne pète pas un plomb et si on rit bien à ses blagues nazes, alors qu'on pourrait moins bosser tous au lieu qu'une partie de la population doit crever la misère pour qu'une autre partie remplisse sagement ses devoirs de gentil petit soldat avec la trouille au bide ? 

Aucun des intelligents d'élite qui aspire à nous gouverner ne pose la question, ils rêvent de trouver des solutions pour nous remettre au boulot pour le moins cher possible, mais à part ça, ballepeau, peanuts et fourre-toi le doigt dans l’œil, on croirait qu'on est tous devenus des foutus mongoliens qui rêvons de finir nos jours le dos courbé sur une machine à marner pour 5 euros de l'heure tellement on sera contents d'avoir trouvé un job et tellement le travail est épanouissant ! 

Et c'est à qui nous promettra des lendemains pleins d'heures sup défiscalisées et d'encore plus de course contre la montre, tellement on s'emmerde chez nous avec nos familles et nos amis ! Ils doivent vraiment avoir des vies de merde, je sais pas, ou pas envie de trop voir leur famille (ça peut se comprendre, je juge pas, certaines familles sont vraiment déjantées) mais de là à nous forcer tous à entonner l'air de Le travail c'est la santé, faut pas pousser... 

Et la tronche des gens quand tu dis que tu es au chômage et ton enfant qui n'ose pas le dire à ses copains d'école parce qu'il ne veut pas passer pour un « cassoce »...

Une nouvelle race, ça, le cassoce, qui correspond, si j'ai bien compris à tous ceux qui dépassent et ne pourraient même pas faire de la figuration dans la pub Ricoré. 

Personne ne veut être un cassoce et pour rester sur la belle photo, celle des ouineurs de la life qui font des crédits pour s'acheter une belle maison qu'ils meubleront avec le goût très sûr que promeuvent à tour de bras les émissions de télé qui aiment beaucoup le taupe, le chocolat et le prune, les non-cassoces font des pieds et des mains, s'habillent bien comme il faut (le moindre détail qui cloche et t'es éjecté, à vitesse grand V vers le no man's land des cassoces), anticipent les situations nouvelles, pour toujours rester dans le mouvement et le rang, ne pas trébucher et conserver leur place, tellement s'ils la perdent un autre la prendra, quitte à piétiner ceux qui ont eu le malheur de ne pas suivre le rythme.  

Et un matin à la radio, tu apprends que les statistiques sont de toute façon formelles et que la cassocerie est une donnée désormais inévitable et tu te demandes si par hasard il n'y aurait pas un peu quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark... 

Et tu ne sais toujours pas pour qui tu iras voter et si tu iras, parce que tu commences à en avoir un peu assez de te faire prendre pour un veau tous les jours que Dieu fait. Tu en as assez d'entendre des jeunes gens ambitieux te concasser la tête dès le matin avec leurs joutes égotiques et leurs débats qui ne mènent à rien. 

Tu éteins la radio et tu regardes le ciel, il fait beau et ta grande cassocerie te permet d'apprécier ce moment. Tu ne sais pas à quoi ressemblera ton budget dans les mois qui viennent, ni quel boulot de merde tu vas encore être obligé de te fader pour gagner ta vie, ni quel petit chef pété du bulbe il va encore falloir que tu supportes le temps de renflouer ton compte en banque, et tu décides qu'à chaque jour suffit sa peine et que pour l'heure, tu vas finir ton thé et fumer une clope.

C'est tout, vous pouvez fumer !

EDIT du 5 mars 2012 : J'ai quelque peu modifié ce billet après avoir vu une émission de Toute l'histoire sur l'extermination des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. J'avais honte.

samedi 25 février 2012

Retour vers le futur

Ce qui est bien avec la campagne présidentielle en cours, c'est qu'on ne risque pas d'avoir peur du futur, tellement elle baigne dans le passé et les vieilles dentelles. 

Ils nous refont les trucs éculés dont ils croient qu'ils marchent encore : promesses à gogo pour les gogos et jeté de nonos.

Pendant qu'ils aèrent leurs costards à 20 000 et leur pathétique manque de sens politique, le monde continue de tourner et le futur de cogner violemment à la porte, trimballant avec lui un bon paquet de questions dont les hommes qui aspirent à nous gouverner se gardent bien de prononcer le nom.

Pendant ce temps-là qu'ils nous prennent vraiment pour des veaux, le futur et la globalisation, on se les prend en pleine poire, avec leur lot de compétences qu'il ne va pas falloir manquer d'acquérir vite fait bien fait si on ne veut pas faire de la figuration inintelligente sur le bas-côté, à regarder passer le magnifique TGV de la modernité... 

En passant, je ne voudrais pas dire du mal des hommes politiques, mais c'est tout de même la honte totale la façon dont ils sont peu portés sur les langues étrangères, alors que nous, il faut qu'on parle chinois, brésilien, anglais et japonais si on veut espérer décrocher un job payé 9 euros de l'heure... 

Sinon, je viens de me mettre une guitare électrique dans les mains et je me demande pourquoi j'ai attendu si longtemps pour réaliser ce rêve que je me trimballe depuis des décennies.

Des fois, on s'interdit des choses et c'est bien couillon...

C'est tout, vous pouvez fumer !

mercredi 22 février 2012

Flexisécurité et toutes ces choses...

J'ai travaillé de longues années, et sur mes fiches de paie il y a une ligne qui indique qu'il y a eu des cotisations pour abonder un fonds destiné à la formation.
Tout au long de ces longues années, je n'ai jamais bénéficié de formations au sein d'une entreprise (on n'y pense pas tant qu'on a un boulot : on bosse). 
Tout au long de ces mêmes années, je me suis également souvent retrouvé au chômage (je suis du genre aventureux et la vie est courte). 
Lors de ces périodes d'inactivité productive, j'ai demandé par deux fois à bénéficier de formations. À chaque fois, ça a été une galère sans nom. 
La première fois, on m'a demandé des tas de trucs, tout juste si on ne m'a pas regardé le fond de la culotte.
La deuxième fois, le peu compétent agent de l'agence pour l'emploi s'est totalement planté et il va falloir que je me recoltine tout le dossier pour remettre ça d'équerre... Passons.
La nuit, il m'arrive de me demander si ça ne serait pas plus simple que tout le fric qui a été cotisé sur mes fiches de paie toutes ces années m'ait vraiment servi à me former au lieu que je ne sais même pas à quoi il a été utilisé.

lundi 20 février 2012

Nos amies les bêtes

Il y avait une corneille perchée sur une antenne, la tête penchée. En regardant sur la droite, on a vu la queue d'un chat vibrionner hystériquement sur le toit de l'immeuble d'en face. La pie s'est envolée à toute blinde, la queue en sémaphore. Trois corneilles sont alors arrivées en piqué et ont fait les bombardiers pendant un petit moment pour décourager le chat sur le toit.
Les corneilles sont d'un noir profond que je n'ai jamais vu ailleurs en vrai.
Moralité : depuis qu'on n'a plus de jardin et qu'on vit en étage, on redécouvre la vie des oiseaux et la trajectoire des avions.
Un rouge-gorge gras comme un loir vient régulièrement et par courtoisie (il n'a vraiment pas besoin de ça vu son air prospère) picorer les morceaux de pain que nous laissons à son intention sur la terrasse.

Aux avant-postes de la précarisation

C'est plaisant d'être pionnier et précurseur, surtout si comme moi on goûte peu la facilité et la routine. 
Tout de même, parfois, je reconnais que je fatigue un peu. 

Vous en connaissez beaucoup des boulots où on vous demande de travailler gratuitement et où l'on suppute que vous serez éventuellement payé si le produit que vous avez entièrement conçu et fabriqué se vend ?

J'explique : il s'agissait pour un nouveau concept sur Internet, de rédiger et d'illustrer (photos ou autres) des billets sur des aspects un peu insolites de la ville afin que les internautes se connectant accèdent de façon ludique à des informations et à des propositions commerciales. 

Le rendez-vous pour proposer ce mirifique machin était organisé dans les locaux de Pôle Emploi. Je ne vais même pas faire de commentaires. 

Il y a avait là en espérance de travail quelques plumitifs plus ou moins doués et aguerris, dont un pénible vieux schnock qui se la pétait (pas d'autres commentaires, espèce courante et communément rencontrée dans les contrées plumitives), des jeunes filles fort jolies qui ont très vite quitté la réunion, effarées. 

Pour ma part, aiguillonnée par la curiosité, je suis restée toute la réunion et ça ne manquait pas d'un certain charme. Il faut reconnaître qu'étant donné nos supposées compétences et notre possible inextinguible corvéabilité, le monsieur qui présentait les choses était plutôt courtois (ça change de mes derniers boulots où en plus de te sous-payer et de te faire marner comme un esclave, on te crache à ta gueule de sous-merde prolétarienne). Il faisait de notables efforts pour s'exprimer dans un français correct.

Le problème, c'est que l'annonce de recrutement parlait d'un poste fixe avec salaire à la clé et que plus la réunion avançait et plus on comprenait que c'était de la sous-pige sous-rémunérée au clic. 

J'ai posé quelques questions, le vieux schnock a fait son numéro. Je n'ai pas donné suite. Le monsieur qui avait fait la présentation m'a recontactée pour me demander pourquoi il n'avait plus de mes nouvelles et je lui ai répondu que j'avais pas trop la possibilité en ce moment de consacrer du temps à travailler sans être payée.

Vous me direz, il faut avoir le tempérament entrepreunarial et la fibre indépendante. Je vous répondrai : « Vous en connaissez beaucoup, vous, des secteurs où on vous prend autant pour des truffes ? »

Imaginez qu'il y a des gens qui trouvent normal de se faire payer cher et sur-le-champ... voire cher et à l'avance... 

Qu'est-ce qui rend acceptable que dans certaines professions il soit communément admis que tu doives crever la dalle et que ton travail ne soit pas correctement rémunéré ? Rien, à part cette espèce de coutume romantique à la noix qui présuppose que le plumitif aime les mansardes et la vie de bohème.

Le plumitif, comme tout le monde, travaille pour maîtriser son outil, achète des livres, des journaux, le plumitif produit du contenu, pour le dire à la sauce moderne, c'est donc un acteur de la vie économique et il aimerait bien qu'on arrête de penser qu'il vit d'amour et d'eau fraîche quand il s'agit de lui donner des sous.

Encore une légende urbaine qui bat de l'aile : le plumitif paie son loyer et son bifteck au même prix que tous les autres acteurs de la vie économique, il n'a pas de ristourne ni de tarif préférentiel même si on lui propose insolemment souvent de le payer avec des queues de cerise au motif qu'il ne sait pas compter ou que des études de lettres ça rapporte pas tout le monde sait ça.


C'est tout, vous pouvez fumer !

samedi 18 février 2012

Samedi matin

Le samedi, matin, quand on se réveille de bonne heure, que le ciel est bleu et que la maisonnée roupille encore à poings fermés, on traînouille et on glandouille, on se demande ce qu'on pourrait bien faire et finalement on ne fait rien. On se dit qu'on pourrait prendre une douche, mais on va plutôt bouquiner quelques pages en écoutant Everything But the Girl et reprendre une tasse de thé. On se dit que ce qui est pris n'est plus à prendre. Life can be so nice !

lundi 13 février 2012

C'est lundi, c'est vomi de raviolis !

One - Entendu l'autre matin Philippe Sollers sussurer à la radio qu'il était bien content d'avoir toute sa vie échappé au « travail servile ». Les travailleurs serviles, ils devraient arrêter de conduire des taxis et de faire la cuisine dans les endroits que fréquente ce sympathique fils de boutiquier qui se prend pour un aristo, ça lui ferait les pieds. 

Two - Encore une matinée bien rock'n'roll à Pôle Emploi. Moralité : on nous fait chier quand on bosse, on nous fait chier quand on est au chômage. 

Y'a plus de respect pour le travailleur, moi j'dis !

samedi 11 février 2012

vendredi 10 février 2012

mercredi 1 février 2012

De la vie de tous les jours et des tests

Hier, je fus au petit supermarket voisin acheter des fournitures pour mon enfant, que nous persistons à envoyer apprendre des choses à l'école, en dépit du fait qu'on nous serine sur tous les tons que ça ne sert à rien. 

Alors que j'arrivais à la caisse, mon attention fut attirée par un grand flandrin hyperbolique. Il venait de saluer la caissière de cette façon légèrement supérieure.

L'honnête citoyen muni d'un boulot bien payé et d'un viatique éternel pour les plaines du Seigneur aime venir dans les quartiers populaires qu'il compte investir (ils ne se rendent pas compte, les pauvres, de ce qu'ils ont et de comment on aimerait bien les chasser de chez eux pour prendre leur place, de toutes façons, ils ne se rendent pas compte, c'est des pauvres, n'est-ce pas ?).

Après avoir donc arrosé le magasin entier de sa superfétatoire et méprisante ostensible politesse, il tentait, l'olibrius clonique, de ranger son panier et ça ne voulait pas, ça ne voulait pas.

Il s'acharnait comme un taré, fronçant ses sourcils sous le coup de la déception. Je finis par lui faire remarquer sans trop insister qu'il ne risquait pas de ranger son panier même en s'acharnant tant et plus, parce que le panier dans lequel il s'acharnait et s'acharnait à vouloir le caser n'était pas du même acabit.

"C'est un test, lui glissai-je, sur un ton légèrement goguenard. Et vous l'avez raté !"

Ça ne lui a pas plu et il m'a fait remarquer que je n'étais « pas sympa ». Je lui ai rétorqué que ça me faisait rire, c'est tout.

Il a derechef embarqué sa moitié au flamboyant manteau et la caissière ne lui a pas dit au revoir. Les pauvres sont des mauvais coucheurs, en plus du reste. J'en ris encore.

En passant : un cahier + un stylo 4 couleurs = un peu plus de 6 euros, soit plus de la moitié du SMIC horaire, ça fait un peu halluciner...

De l'étonnante destinée d'un despoticule articulé qui cause, qui cause et voudrait bien empêcher tout le monde de dormir

Il m'inquiètait, le gorille, ces temps-ci... Il vitupérait dans sa barbe, il maugréait... Je n'osais pas lui poser de questions, habitué à sa déconcertante façon de toujours me répondre en me posant de nouvelles questions : je ne suis pas taillé pour les abîmes, qu'ils soient perplexes ou pas.

Ce matin, je l'ai trouvé riant à gorge déployée. J'étais bien content d'avoir eu l'idée de lui rendre visite car un ami qui rit est un ami heureux et un ami heureux est un ami qui rit.

Il me salua d'un vaste geste et me pria de m'assoir à sa table. Vous ai-je dit que je suis fort gourmand et que le gorille est un hôte de choix ? Bref, nous nous délectâmes de cookies maison et de nos doigts chocolatés. Pour finir, je demandai à mon ami repus ce qui le faisait donc tant s'marrer.

- Hé bien, me dit-il,  il faudrait vraiment être un pisse-froid pour ne pas rigoler en ce moment, vous ne trouvez pas ? Allons, ne prenez pas cet air idiot, vous allez me chagriner... 

Comme je tâchai de corriger l'expression étalée sur ma pauvre face, il me saisit par l'épaule et me secoua comme un prunier :

- Hé mon zami !, tu ne trouves pas ça poilant et hilarant, tout ça ? Je vais te raconter une histoire qui devrait te dérider : Il était une fois un petit pays fort joli, bordé par la mer et l'Océan, un vrai paradis sur Terre, crois-moi ! Or il advint que ce pays tomba par ruse dans les pattes d'un jean-foutre de première bourre. Lequel jean-foutre pilla tant et plus les caisses du délicieux pays, avant de tenter d'installer toute sa descendance à des postes tous plus peinards les uns que les autres. Tandis que le peuple du wunderbar pays suait sang et eau pour alimenter la pompe à pognon que l'indélicat maniait à tour de bras, le jean-foutre faisait cuire des saucisses et prenait des douches dans des atours absolument pharaoniks, tant il est vrai qu'il avait toujours eu un mal fou à se faire prendre au sérieux et ne pensait pas exister s'il n'était pas muni d'un maximum de gadgets fort coûteux.

Le peuple, qui en avait ras-le-bol qu'on lui colle un pistolet sur la tempe pour lui prendre toutes ses pistoles, décida qu'il était temps de bouter le forcené hors du pays.
L'indélicat despoticule le prit fort mal : il augmenta derechef les impôts, histoire de bien racler les fonds de tiroir avant de s'en mettre jusque-là de la dolce vita, et envoya tous ses ministres faire les gros yeux et menacer des pires zatrocités et représailles les habitants du pays, les exhortant à la raison, les tançant et leur promettant cauchemars, tortures et lendemains douloureux.

Las, les habitants le et les regardaient avec étonnement et se marraient comme je le fais à présent, ah ah ah ah ah ah !

Assez ri, comme dirait Boby Lapointe, revenons à nos oignons : Avez-vous trouvé une solution à mes problèmes de chaussettes ?




mardi 31 janvier 2012

Lâchons un peu de lest...

Ce n'est pas toujours facile de fréquenter les allées du monde de la vie de tous les jours et il faut parfois lâcher du lest, sinon on passe son temps sabre au clair et c'est très très fatigant...

Moi qui vous parle, j'en sais quelque chose et pour l'heure, le mode lémurien ascendant escargot shooté au Lexomil me conviendrait bien...

Tout ça pour dire que j'ai imprimé chez un très gentil monsieur les 195 pages de mon manuscrit, ce qui entre nous représente un fier paquet, que ledit monsieur manipulait avec une fort enviable dextérité.

J'ai ensuite acheté une enveloppe et posté le tout à destination des éditions de l'Olivier, parce que mon premier envoi chez eux m'avait valu une lettre tout ce qu'il y a de personnelle avec dedans des conseils bien judicieux.

Et maintenant, j'attends que ça se passe.

Il faudrait que je bosse sur l'autre bouquin... mais il y a cette gigantesque flemme qui force mes yeux exténués à papillonner ferme...

ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ

lundi 30 janvier 2012

Together, un film suédois avec plein d'orange dedans


Un film qui propose entre autres réjouissances une analyse assez intéressante dans le genre "Tu t'es vu quand t'as trop mangé de riz ?" de Fifi Brindacier.

Également au menu, le virage dégagage manu militari par un splendide rouquin d'une super conasse, que ça fait plaisir à voir !

Hu hu hu hu !

vendredi 27 janvier 2012

De certaines singularités singulières

Une chose qui m'étonne toujours dans les maisons d'édition.

Si vous souhaitez leur faire parvenir le résultat de votre travail d'écrivure, il faut ABSOLUMENT que vous imprimiez et postiez parce que sinon, même pas ils prennent la peine, etc.

Il se trouve que mon imprimante, obsolète et fatiguée, mais qui m'a rendu par le passé de fiers services, notamment dans mon labeur de correctrice/secrétaire d'édition à domicile, est sur le point de rendre sa belle âme d'objet pratique et helpfull. Je ne peux décemment pas lui demander d'imprimer un gros paquet, je la ménage, je la ménage, elle mérite bien ça.

Tout ça parce qu'elle a imprimé vaillamment à mes frais à moi les nombreux manuscrits que j'ai eu à corriger à ma maison lorsque j'étais petite main. Vous allez pas me dire qu'ils pourraient pas imprimer un peu, les éditeurs qui n'hésitent pas à faire imprimer à leurs ouvrières en chambre ?

Pour le moment, il n'y a que chez Albin Michel que j'ai pu faire passer mon manuscrit par voie électronique. Il faut dire que l'éditrice que j'ai contactée a travaillé dans les merveilleux et gratifiants métiers du livre, m'est avis qu'elle connaît la question sur le bout des doigts...

Je bataille au téléphone mais chaque fois, j'ai des secrétaires explicites et un peu outrées quoique fort civiles qui ne comprennent même pas de quoi je leur cause, tant il est vrai que l'auteur, dans sa mansarde, grille d'envie de se voir publié et est prêt pour ce faire à toutes les extrémités... 

Je vais être d'une très extrême mauvaise foi : le boulot d'auteur, c'est d'écrire, pas d'imprimer des rames et des rames de papier, si ? Je croyais pourtant que c'était le boulot de l'éditeur, ça... Encore une fois, je mélange tout, ah la la !

Life can be so boring, sometimes...


mercredi 25 janvier 2012

De la vie de tous les jours et des mystères infinis qu'elle nous permet de côtoyer

Le gorille, perplexe, tentait de résoudre une équation fort épineuse et j'ai failli m'en retourner retrouver mes peinardes pénates.

Oui, je l'avoue, j'ai parfois un petit côté pantouflard et mon ascendant lémurien aimerait à s'exprimer plus souvent.

Mais laissons ces considérations sur ma petite personne, je sais que vous grillez littéralement d'envie de savoir ce qui turlupinait ainsi mon quadrumanami. 

Lequel, les lunette juchées sur son nez, l'air un peu hagard, je me dois à la vérité de le rapporter, s'abîmait dans des abysses de perplexité.

Pour finir, il se redressa, la tête penchée sur l'épaule, quêtant à la ronde et aux cieux une réponse, une inspiration, que sais-je ? Mais, me direz-vous, kèskiluipranhobestiô ? Je lui laisse la parole :

 - Soit deux chaussettes plongées ensemble et simultanément dans un milieu aquatique et tournoyant, auxquelles on ajoute, pour faire bonne mesure, un chouïa de lessive et un tantisoit d'adoucisssant. Maintenez une température de disons 40° pendant un temps de disons 40 minutes. Quoi, pourquoi 40 ? Écoutez, cher ami, par moments, vous posez des questions, mais des questions ! C'est comme ça, je ne sais pas, moi... De toutes façons, vous le savez comme moi, ces données chiffrées n'ont que peu d'incidence sur la teneur de l'équation. La question est surtout de savoir pourquoi, nom de Dieu de nom d'une pipe de mille milliards de fucking Hell de chiotte de sa mère la pute, il manque toujours une chaussette à la fin de la lessive !!!

dimanche 22 janvier 2012

Gorille nietzschéen

Lorsque je suis arrivé chez lui, le gorille était hilare. 
Tout autour de lui, des piles de bouquins. Il m'a souri, m'a indiqué qu'il faisait du ménage et du rangement et qu'au hasard de ses manipulations livresques, il était tombé sur Le gai savoir, de Friedrich Nietzsche.

Ce qui le faisait rire, cet animal ? Ceci, pioché page 201 du bouquin, dans la collection folio

214  
La Foi qui sauve. - La vertu ne procure le bonheur et une sorte de béatitude qu'à ceux qui ont foi en la vertu ; ... et non à ces âmes plus subtiles dont la vertu consiste en une profonde méfiance à l'égard de soi-même et de toute vertu. Au bout du compte, là aussi, c'est encore « la foi qui sauve ! » et non, notons bien, la vertu.


Son sourire s'est encore élargi et il m'a proposé de prendre l'apéro avec lui.


jeudi 19 janvier 2012

Un recueil de nouvelles

Recueil de nouvelles recherche éditeur. 
Titre : Vieux mégots
Comporte 10 nouvelles dont voici les titres :
  • Stop
  • Accession à la propriété
  • Mécanique orange
  • Pauvres cons !
  • Gontran Bonheur
  • Marie-Louise
  • Fourmis et oiseaux
  • En cas de besoin, utilisez le petit marteau pour briser la glace
  • Les joyeux bouchers et le cinématographe
  • Je suis une midinette
Pousse-mégots, s'abstenir, merci !

SOPA attaque Internet

mercredi 18 janvier 2012

Le cave se rebiffe

Un bon vieux classique avec des affreux qui font rire, ça change. On l'a vu cent mille fois, mais on rigole toujours autant. On s'est bien détendu les glandes, tranquilles, peinards, on a pris des notes, on sait jamais.

dimanche 15 janvier 2012

Ah merde !

J'ai fait un peu de ménage sur le blog et j'ai malencontreusement supprimé les commentaires...

'scusez-moi...

samedi 14 janvier 2012

La caméra invisible dans la bibliothèque

On s'était dit, tiens, c'est sympa, une expo de BD, on va aller faire un tour.

Quand on est arrivés, après avoir traversé tout de même la moitié de la ville, ils étaient tous assis en rond et parlaient entre eux, on aurait dit la réunion d'une secte ou un truc du genre.

Comme c'était dans une bibliothèque, on s'est dit on va quand même essayer de s'approcher, c'est un endroit public destiné au public, on sait jamais.

On n'a pas pu approcher : une bibliothécaire-cerbère-gardienne de la parole sacrée s'est jetée sur nous et nous a dit à voix basse (pour respecter l'ambiance ambiante) qu'on était en retard (ah merde !, fallait être pile à l'heure, c'était pas marqué sur la convocation), qu'on avait tout de même le droit de faire le tour de l'expo.

On a maté un peu les trucs, bouquiné deux trois revues, on a halluciné en loucedé, en se disant le mec de la caméra invisible va sortir de derrière une étagère, c'est sûr. Comme il refusait de se montrer, on a respecté sa pudeur et on s'est cassés en remerciant tous ces braves gens de leur accueil. 

On s'est pas trop demandé pourquoi il n'y avait pas grand-monde.


Ils ont dû se faire des frissons quand ils sont ressortis à la nuit, au milieu des HLM. Ça leur fera des souvenirs d'avoir apporté la bonne parole aux pauvres.

Il paraît qu'il y avait des chips.


Je suis une midinette

Want a piece of cake ?
Le crobard
du jour









 




Have
a nice day !

vendredi 13 janvier 2012

En chaussettes sous la couette


Le plaisir de voir Jeanne Moreau se prendre deux belles torgnoles (oui, je sais, c'est mal !) et du causir français de Monsieur Simonin.

Plus Lino Ventura fort beau et fort jeune.
Plus les yeux d'acier de Jean Gabin.

Et aussi, des nichons normaux dans un numéro de danse..., ça fait plaisir à l’œil...

Et si vous avez le temps, jetez un œil sur un bouquin vraiment bien : Confessions d'un enfant de la Chapelle, d'Albert Simonin, c'est en poche.

C'est tout, vous pouvez fumer !

mercredi 11 janvier 2012

Bruce Dickinson ( Iron Maiden ) + Ian Anderson ( Jethro Tull ) - Canterb...

dans les cathédrales maintenant...

Mais jusqu'où iront-ils ?

Une soirée télé en chaussettes sous le plaid, rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr....

Ce soir, le gorille a fait papattes en rond sur le canapé, en bonne compagnie.

J'vous ai pas dit ? 

Le gorille partage la vie d'une licorne, ouais, je sais, c'est space..., je vous dis pas la tronche des mômes, on discutera de ça un autre jour, bande de curieux...

Le gorille et sa donc licorne se sont poilés comme des bossus en regardant rien ne va plus, de Claude Chabrol, avec Michel Serrault, Isabelle Huppert, François Cluzet, Jean-François Balmer, Jean Benguigui (dansant à souhait), Thomas et Matthieu Chabrol, j'en oublie sûrement, et de la bonne mangerie, bien sûr, l'ami Chabrol étant  un hôte de choix.

Le gorille a salivé sur une fondue savoyarde, va falloir régler ce problème vite fait, le gorille étant, vous le savez désormais, assez résistant par nature mais succombant régulièrement aux diverses tentations...

Si vous croisez un gorille dans votre crémerie ces prochains jours, n'alertez pas les médias, proposez-lui gentiment un coup de blanc bien fruité.

samedi 7 janvier 2012

un chat en pleine métamorphose

Je viens de faire le point sur ces fameux jobs alimentaires que j'accomplis depuis 1982 (putain, la vache !, ça commence à faire !) : ça commence à bien faire, d'écrire entre deux portes, la nuit, quand j'arrive à décrocher quelques heures entre ces boulots qui désossent l'âme et fatiguent et permettent juste de boucler le budget, même pas de se faire vraiment plaisir, juste de payer les factures et d'élever correctement la môme. 

Je veux faire ce pour quoi j'ai de réelles capacités, ce qui me fait vraiment et plaisir : écrire. Cela fait des années maintenant que je fais mon petit boulot d'écriture à l'arrache, furtivement, pour ne pas dire honteusement, comme si je couvais une sale maladie.

Aujourd'hui, je prends la ferme décision d'en faire mon activité principale, de toutes façons, ça ne peut pas être pire que maintenant, entre les ambiances délétères et toxiques que je me suis fadé ces derniers temps dans le monde de le travail et le peu de monnaie que ça me rapporte, sans compter les risques pour ma fragile constitution et les dommages sur ma sensible perception...

I made up my mind, I am a writer.
And the life goes on...
Have a nice day, full of life !

mercredi 4 janvier 2012

Salt and Pepper !

Un autre crobard 
de l'année dernière, 
bien 70's...
Bonne journée !!!

lundi 2 janvier 2012

Des crobards pour changer

Blue cat Junior - d'après Franquin

Blue Cat Junior


Des crobards de l'année dernière


Blue Cat Junior

samedi 31 décembre 2011

Jacques Dutronc - L'opportuniste (Live).avi



« Par les mânes de mes ancêtres », murmure le gorille, 
« Par les plus hautes instances », 
murmurent le dragon, le chien, le chat et le rat, 
tandis que Victor, Jean, Maurice, Stéphanie, Marcel et Léon 
lèvent aux ciels des yeux contrariés, 
« Quelle engeance, cette famille de merde, les retourneurs de veste, les opportunistes, les profiteurs de misère ! »

Kèskabienpulémetdanctétatlà ?

La lecture de Libération du 5 avril 1984.

Gros titre : Mitterrand capitaine d'industrie
Surtitre : Une conférence de presse à l'américaine pour s'expliquer sur sa politique
Chapô : Debout près de deux heures derrière un pupitre à la fois professoral et volontaire, à l'occasion cassant avec les journalistes, le président de la République a maintenu et expliqué les choix d'une politique industrielle qui a tiré les leçons de l'exemple américain et entend désormais puiser dans « la ressource humaine ».

Page 9 du même journal même date
Le prof Mitterrand n'aime pas les cancres

Jacques tirant sur sa clope murmure : « Ça tombe bien, tu vois, les cancres n'aiment pas Mitterrand... »

Lire pages 2 à 15.

C'est tout. Vous pouvez fumer -~~~

Sgt Peppers Lonely Heart Club Band- The Beatles (Remastered!

TELEPHONE - Hygiaphone

Jean-Louis Aubert dans "On Connait la musique" - 2/3

Telephone - La Bombe Humaine

Téléphone - Ca c'est vraiment toi

Téléphone - un autre monde - Karaoke

mercredi 28 décembre 2011

France-Russie, Russie-FRance


Bonjour à nos amis russes
qui passent par ici !

Re lectures gorillesques

Revenant vers le gorille, je le vis plongé dans Un amour de Swann, une édition de poche qui paraissait avoir quelques dizaines d'années*.

« Que les hommes sont bêtes, me dit-il. Leur timidité, leur extrême pudeur et leur bonne éducation les mettent à la merci de femmes sans scrupules. Le pauvre Swann en a mis du temps avant de réaliser que la femme qu'il idéalisait était en fait une demi-mondaine, une pute en somme, à la recherche d'un gros paquet de fric. Pauvre Swann ! Il se fait piéger et réduire en esclavage par la donzelle et ça le rend bien malheureux. Il est condamné au faux-semblant. Il lui parle dans la crainte qu'elle ne se mette à gueuler. Il la ménage, il file doux et fait le dos rond, mais il est très malheureux. Il ne faut pas pleurer ce genre d'amour... qui n'en est pas. Le vrai amour arrive toujours aux coeurs qui le désirent ardemment et en rêvent. »

Sacré gorille, il en avait les larmes aux yeux !


* Après vérification par nos services de correction et d'analyse : (date de publication =1961) + (éditeur = Livre de Poche) + aquarelle de Van Dongen en première de couverture. 


C'est tout, vous pouvez fumer !

Le gorille s'instruit

Je l'ai trouvé ce matin en train de lire Insultages. Dictionnaire d'insultes (Les Crevettes au Pastis, 2000).


« Sais-tu ce qu'est un résidu de grabuge ? m'a-t-il ensuite interpelé. Interloqué, j'ai fait signe que non, bouche bée.
- Je cite, a-t-il doctement chaussé ses lunettes : « Le "résidu de grabuge" est un minuscule taré qui envoie purée et petits pois sur ses bagarreurs au long cours de parents (comme chaque jour aux heures des repas). À noter que le résidu de grabuge se nourrit de ses bavoirs. »


Je me le suis tenu pour dit et j'ai fait le nécessaire.


On dit quoi ? On dit « Merci, les Crevettes ! »

Singing gorilla

Le gorille, après avoir fait des choses à un juge peu intègre et s'être enfilé une avocate sans foi ni loi (il est taquin, faut dire ; je ne discuterai pas de ses goûts en matière sexuelle, chacun son rock'n'roll), après donc, le gorille guilleret chantonna en balançant ses bras et en esquissant une mignonne petite danse :

C'est la cantilène des têtes en gelée
la cantilène des têtes de mou
la cantilène des pas frais 
des nuisibles toxiques
qui tournent en rond dans leur petit monde 

La cantilène des abrutis haineux
la cantilène des diffameurs 
des lanceurs de couteaux dans le dos
qui jaspinent ragotent 
salissent tout ce qu'ils touchent
jaloux, aigris, envieux, méchants, sournois
déterminés à nuire 
sous leurs sourires faux-cul

Ils changent de visage 
quand ils croient qu'ils te tiennent
Ils montrent leur vrai visage

Faut leur botter le Q
Et pas qu'un peu
Ces pue-de-la-gueule qui rentrent chez toi 
fracassent tout, saccagent tout 
alors que tu les a reçus la main tendue 
avec ton cœur dessus

Faut leur écraser leur gueule 
dans la sciure et pas mollir
Ils cherchent à t'attendrir
Ils ont souffert qu'ils disent...

Mords la main qui t'a nourri, protégé et aimé
salis celui qui t'a aimé et choyé, 
tête en gelée, tronche de mou
traîne-le dans la boue et abuse de sa bonté

Et tu finis la gueule dans la sciure 
avec un bon coup de pompe 
intersidéral dans le cul 

Et ce n'est pas volé, 
tête en gelée, tête de mou
pauvre congre à face de raie !


La chanson terminée, le gorille fuma une clope et alla se coucher.

mardi 27 décembre 2011

Une rencontre dans mon jardin de bon matin

Me promenant de bon matin, j'ai croisé un gorille au regard intense. 

« Que t'arrive-t-il ? lui ai-je demandé.
- Ne t'inquiète pas pour moi, je réfléchis, je médite, je pèse le pour et le contre, le oui et le non, je fais le ménage, je passe le balai vigoureusement, je m'occupe, quoi... »

Je l'ai laissé à ses occupations d'assainissement.

Son sourire en disait long comme mon bras ou comme une bonne vieille massue des familles.

Je n'aimerais pas le croiser ces prochains jours et lui avoir causé quelque tort que ce soit.

Je suis allé ensuite me laver les dents, me regardant bien droit dans les yeux dans la glace.


jeudi 22 décembre 2011

I wish U a Merry Xmas, I wish U a Merry Xmas ♪♫


Quelques jours de repos 
bien mérité...
Portez-vous bien !
Je vous souhaite 
de tout  
de partager 
du bon temps 
avec vos proches.

Les p'tits papiers

Une chanson qui parle de petits papiers, par un trio d'enfer : Birkin, Gainsbourg, Dutronc, 1972.

Et une nouvelle image, qui récompense votre exemplaire sagesse :
La Marseillaise, Rude, Arc de Triomphe, Paris

C'est tout, vous pouvez fumer !

mercredi 21 décembre 2011

Des frites, bordel !!! (Thomas Dutronc)

Au Cabaret-Vert, cinq heures du soir

Depuis huit jours, j’avais déchiré mes bottines
Aux cailloux des chemins. J’entrais à Charleroi.
Au Cabaret-Vert :  je demandai des tartines
De beurre et du jambon qui fût à moitié froid.

Bienheureux, j’allongeai les jambes sous la table
Verte : je contemplai les sujets très naïfs
De la tapisserie. — Et ce fut adorable,
Quand la fille aux tétons énormes, aux yeux vifs,

— Celle-là, ce n’est pas un baiser qui l’épeure ! —
Rieuse, m’apporta des tartines de beurre,
Du jambon tiède, dans un plat colorié,

Du jambon rose et blanc, parfumé d’une gousse
D’ail, — et m’emplit la chope immense, avec sa mousse,
Que dorait un rayon de soleil arriéré.

Octobre 70.
Arthur Rimbaud, Poésies, cahier de Douai

On n'est pas là pour s'faire engueuler

Une petite chanson


et une image, car vous avez été bien sages

Politiciens énervés, sachez qu'on peut se fâcher♪♫

Cette chanson dans la tête ce matin : Alain Souchon chante fermement
Une bonne nouvelle, ça fait toujours plaisir !

Toujours dans la rubrique « Sous la couette avec des chaussettes »...

Un film avec des costumes magnifiques, en technicolor de rêve, avec un Écossais, à qui, évidemment on ne peut pas se fier (le film est tiré d'un bouquin de Walter Scott),  Saladin le magnifique, le roi Richard Cœur de Lion (c'est George Sanders et il est plus que bien), des joutes chevaleresques dans le désert (avec harnachement complet, je ne sais pas comment ils ont fait, ils devaient avoir très très chaud !), un roi de France placide et peut-être un peu alcoolo, des aigrefins comploteurs, une histoire d'amour qui fait penser à Eternal Flame... et des barres marrantes en douce. 

By saint Andrew, it's a kind of magic ♪♫ !

Un p'tit crobard et un grand blond avec une chaussure noire

Marrade poilade rigolade maximale avec Pierre Richard et sa godasse noire, rouge, puis noire again et Rochefort, Carmet (comme d'hab', génial), Jean Bouise, Duchaussoy et Mireille Darc...  
Et Yves Robert en chef d'un orchestre impassible qui continue à jouer au beau milieu d'un bordel à la Hellzapopin (ou presque, il m'arrive parfois d'exagérer).
Grand moment de détendage intense de maxillaires : ce film devrait être remboursé par la Sécu sans franchise !
PS : Quand la petite a vu Rochefort, elle a hurlé, contente de le voir : « C'est Amaguiz ! »

mardi 20 décembre 2011

Sous la couette en chaussettes devant l'écran

Laurel et Hardy sous les verrous et dans les champs de coton, E.T. qui cherche toujours à téléphoner maison et Le Guignolo avec une réplique intéressante : « Issu d'une famille malhonnête mais pauvre », de Michel Audiard le grand, le magnifique, l'inaltérab'. 

Le film fait visiter Venise (le Danieli entre autres, excusez du peu), entendre Mozart et voir des peintures de Canaletto, c'est riche, tout de même. 

Lautner, gros respect.

Et pour conclure sur une note désopilante, juste un titre : Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages.

C'est tout, vous pouvez fumer !

Parce que je le vaux bien

Une question au passage : pourquoi L'Oréal n'a-t-il pas été nationalisé après la Libération, étant donné les activités collaborationnistes voire franchement hitlériennes notoires et avérées de son patron ? 

Question subsidiaire : pourquoi pas le faire maintenant, ça fait un paquet de pognon, ça règlerait une partie du problème de la dette, que nos caisses sont vides et qu'on fait des KDO à Liliane alors qu'elle n'a vraiment pas besoin de ça (sans compter que je ne sais même pas si elle s'en rend vraiment compte...) ?

lundi 19 décembre 2011

Film drôle, smart et cru avec BO bien aussi

On vient de voir Going The Distance, de Nanette Burnstein : ça déchire bien ! 
Superbes images de New York, en prime, et aussi du Golden Gate de San Francisco, ça donne envie de... décoller !

La jeune Barrymore ne trahit pas le sang de ses illustres ancêtres, elle est vraiment terrrrrrrrrrible ! 

Le gars qui joue son petit copain est mignon tout plein aussi et on apprend en prime comment la moustache permet de remonter le temps. Indispensable !

Quelques livres

  • Certains l'aiment chaud et Marilyn, de Tony Curtis, Le serpent à plumes (exceptionnellement pas un poche, mais c'est un KDO) : Mémoires du beau Tony, drôles, avec quelques photos du tournage du film, un bonheur pur !
  • Docteur Ventouse bobologue 2, de Claire Brétécher, autoédition (3 euros chez les bons bouquinistes) : si tu es malade et que tu veux rire un peu, rajoute ça à ton ordonnance, pliée en 2 tu seras.
Pour une toute minuscule poignée d'euros, hier, chez le bouquiniste sympa de Saint-Michel (j'adore Saint-Michel, je le vénère, je le porte au plus haut des cieux, c'est mon alpha, mon oméga, ma... bon bref...) des poches à foison (1 € les 3, c'est cadeau, ça fait plaisir !) :  
  • Le rayon vert + Voyage au centre de la terre de Jules Verne (avec les illustrations de l'édition Hetzel, s'il vous plaît)
  • Dans un mois dans un an de Françoise Sagan
  • Réflexions sur la question juive de Sartre
  • Un amour de Swann de Marcel (le mien tombait dangereusement en loques), je ne le répéterai plus (enfin jusqu'à la prochaine fois) : c'est la clé d'accès à La Recherche du temps perdu, la pierre qui dépasse du mur
  • Les pas perdus de René Fallet
  • Pierre et Jean de Maupassant
  • Rhum de Blaise Cendrars
  • Le procès de la momie de Christian Jacq (j'ai jamais lu Christian Jacq mais j'aime bien l'Égypte, je voulais le laisser, mais sur la 4e de couverture, c'est écrit : « Un roman policier très documenté sur fond de ferveur égyptologique, dans le Londres du XIXe siècle. », ça a fait détaler mon snobisme et piqué ma curiosité.
  • + une carte postale de la place Stanislas à Nancy, d'un Jean-Louis, fumeur poli à la belle écriture, qui a passé de bonnes vacances, a une famille unie, aimerait bien qu'on lui renvoie son appareil de photo et ses lettres, et n'abîmera pas Physique et Quantas, de de Broglie. 
Bon maintenant, va falloir se décider : çui-là ou çui-là, la vie est trop dure des fois :-D
    Joyeux Noël, Félix !