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vendredi 2 août 2013

Internet mon amour

Yeaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! - La première fois que j'ai entendu parler d'Internet, c'était par un Belge, l'éditeur du journal féminin pour lequel je faisais la secrétaire, il y a de ça, de loooooooooooooongues années.

Il m'a rapidement expliqué le truc, on devait être en 1987, et ça paraissait de la science fiction, mais ça m'a tout de suite bien plu. 

J'étais limite autiste à l'époque et à l'idée de pouvoir communiquer par ordinateur avec des gens du monde entier, d'avoir accès à des milliers de données (on ne parlait pas encore comme ça à l'époque), de pouvoir consulter à mon gré des millions de livres dans toutes les bibliothèques, bref, le rêve d'Internet, j'ai bondi de joie.

Mes rapports avec l'ordinateur étaient à l'époque très sommaires, il faut savoir qu'on utilisait encore le DOS et j'avais la chance que mes employeurs aient investi dans un intégrateur graphique qui faisait apparaître dossiers et documents sous forme d'icônes sur une espèce de bureau (bien avant Windows et OS Mac).
J'avais envie de comprendre comment ça marchait tout ça, pas d'ordinateur chez moi, comme la plupart des gens, déjà eu l'occasion de tripoter un Minitel.

Comme mes collègues journalistes ne mettaient pas leurs pattes sur l'unique ordinateur (à l'époque, ils écrivaient encore à la main et je me souviens que l'une d'elles avait même un Mont Blanc fort chic, pouf ! pouf !), j'ai découvert ce nouvel univers toute seule, parfois aidée par le fameux éditeur, qui m'avait indiqué tous les manuels utilisateur dans lesquels je pouvais piocher.

On est vite devenus assez potes, mon ordinateur et moi. L'éditeur en question me foutait une paix royale, il avait compris que je préférais galérer toute seule dans mon coin pour trouver les fonctions dont j'avais besoin et que j'étais parfaitement capable de poser une question quand je n'y arrivais pas, le rêve pédagogique pour moi. Depuis, j'ai eu affaire à la PAO, au SGML, au POD,  j'ai tâté du Mac et du PC, vu exploser pas mal de bombes sur mon écran, acquis un ordinateur (PC) et pas mal tripoté de souris.

Tout ça pour dire que cet univers reste pour moi un espace ludik et que j'adore Internet.

J'espère que ça va durer : je suis en train de me renseigner à droite à gauche pour publier mon premier livre numérique, ras-le-bol d'écrire pour mes tiroirs, d'envoyer mes manuscrits à des éditeurs qui ne prennent pas la peine de répondre, me chourent les timbres qu'ils me demandent d'envoyer pour que je puisse récupérer mon manuscrit (!!), je me lance !


vendredi 27 janvier 2012

De certaines singularités singulières

Une chose qui m'étonne toujours dans les maisons d'édition.

Si vous souhaitez leur faire parvenir le résultat de votre travail d'écrivure, il faut ABSOLUMENT que vous imprimiez et postiez parce que sinon, même pas ils prennent la peine, etc.

Il se trouve que mon imprimante, obsolète et fatiguée, mais qui m'a rendu par le passé de fiers services, notamment dans mon labeur de correctrice/secrétaire d'édition à domicile, est sur le point de rendre sa belle âme d'objet pratique et helpfull. Je ne peux décemment pas lui demander d'imprimer un gros paquet, je la ménage, je la ménage, elle mérite bien ça.

Tout ça parce qu'elle a imprimé vaillamment à mes frais à moi les nombreux manuscrits que j'ai eu à corriger à ma maison lorsque j'étais petite main. Vous allez pas me dire qu'ils pourraient pas imprimer un peu, les éditeurs qui n'hésitent pas à faire imprimer à leurs ouvrières en chambre ?

Pour le moment, il n'y a que chez Albin Michel que j'ai pu faire passer mon manuscrit par voie électronique. Il faut dire que l'éditrice que j'ai contactée a travaillé dans les merveilleux et gratifiants métiers du livre, m'est avis qu'elle connaît la question sur le bout des doigts...

Je bataille au téléphone mais chaque fois, j'ai des secrétaires explicites et un peu outrées quoique fort civiles qui ne comprennent même pas de quoi je leur cause, tant il est vrai que l'auteur, dans sa mansarde, grille d'envie de se voir publié et est prêt pour ce faire à toutes les extrémités... 

Je vais être d'une très extrême mauvaise foi : le boulot d'auteur, c'est d'écrire, pas d'imprimer des rames et des rames de papier, si ? Je croyais pourtant que c'était le boulot de l'éditeur, ça... Encore une fois, je mélange tout, ah la la !

Life can be so boring, sometimes...